03 novembre, 2009

Phrase du jour

Tu ne batiras rien sur la vague: elle s'échappe sous chaque poids...

30 octobre, 2009

L'homme aux pigeons

Ceci est une histoire à la limite de l'imaginaire, elle se localiserait au niveau de la mince ligne qui sépare la réalité de l'affabulation... Cela fait déjà un bon moment que j’essaye d’écrire cet article, les idées se bousculent, les intentions s’entretuent mais les faits sont là…
Déjà un mois, peut être plus… Finalement, je me lance, sans plan ni conclusions précises à faire valoir… Voilà à peu prés 9 mois que les pigeons de la mosquée EL FATH au Passage à TUNIS, m’intriguent ; à chaque fois que je passais, la même question me revenait à l’esprit : « Qui peut bien les décorer ainsi ? » Depuis peu, j’ai découvert les plaisirs de la vie ouvrière, je prenais donc mon cher métro tôt le matin pour aller travailler, à 7h du matin j’étais déjà à la station de la république: les routes étaient vides, Tunis la paresseuse se réveillait peu à peu avec grâce, quelques silhouettes inopinées fuyaient ici et là les trottoirs… et au centre de ce spectacle matinal se tenait un vieil homme, tout vêtu de blanc, assis sur une chaise roulante, entouré par les pigeons qui venaient manger au creux de ses mains et s’envolaient de temps en temps affablement… Je ne me lassais d’admirer cette discussion gnomique, jusqu’au jour ou je me suis trouvée de bon matin, debout face à la mosquée à chercher cet étranger que je connaissais… « Fais gaffe jeune fille, il est très agressif ! Rentre chez toi c’est mieux ! » Une seule et même réplique que tous ceux que j’ai questionnés m’ont réitéré… Finalement, le voilà, au loin, roulant en ma direction… Je ne m’attendais à rien… L’approche était maladroite et enfantine ; A ma grande surprise, l’homme aux pigeons me demanda : « Do you speak english ? » et tous les entretiens qui suivirent furent dans la langue de Shakespeare. On s’étaient donné rendez-vous le lendemain pour parler, on s’est vu par la suite, plusieurs fois et il m’a raconté sa vie ; une histoire à partager, une matière à penser… Am Mansouri était le fils du souk, pâtissier de formation, s’est retrouvé un beau jour en Australie ou il était devenu champion de boxe poids plume, détenteur de la nationalité australienne, il s'est marié à une canaque, il a visité plus d’une trentaine de pays, parle 4 ou 5 langues dont celle des aborigènes et ses médailles d’or pèsent encore lourd sur son torse… Il était revenu en Tunisie en l’an 2000 avec beaucoup de projets, la même année, il fût arrêté et incarcéré, les colportages disent qu'il a été arrête pour une affaire de mœurs alors qu’il affirme avoir démantelé un réseau de trafic d’organes en Tunisie… Au cours de sa réclusion, il a été sujet de maltraitance suite à quoi il est tombé malade ; Le diagnostic : une fatalité : ischémie des deux membres inférieurs qui a incontestablement mené à l’amputation de ses deux jambes ; A partir de cet instant, sa vie a connu un virement de 180 degrés, le boxeur s’est retrouvé handicapé moteur lourd… Suite à cet incident, il dit avoir été proclamé innocent par la cour ; Une longue hospitalisation s’en est suivie au sein du service de chirurgie A21 à l'hôpital Charles Nicolle ; Tout le staff médical et paramédical se rappelle de Am Mansouri, l’excentrique qui partageait sa chambre avec un hérisson… Ses agresseurs ont été punis et il a reçu une réparation pour le dommage corporel par le ministère de la justice. Actuellement, il vit au rai de chaussée d’un immeuble au centre ville, ou ses pigeons lui tiennent compagnie, il s’occupe de la mosquée : peint les murs, plante des arbustes, apporte à manger aux pigeons et les décore de rubans… J’ai essayé de prendre Am Mansouri en photo mais il l’a toujours subtilement refusé, l’image qu’il veut garder de son corps n’est pas celle du mi-homme qu’il est devenu, ce même corps dans le quel il se trouve emprisonné et qui lui est étranger ; il partage en revanche volontiers les articles qui parlent de l’ancien sportif qu’il était… Les causes de son arrestation restent encore floues, puisque je n’étais pas en mesure d’accéder au dossier de l’affaire : Etait-ce réellement le réseau de trafic d’organes qui a causé tout son malheur ? Où est ce un délire ? Était-il vraiment coupable d’agression contre mineur ou était-ce pour maquiller les faits qui touchaient des personnalités de la plus haute importance d'aprés lui ? A-t-il vraiment été innocenté? sinon pourquoi n'a-t-il pas achevé sa période carcérale? Et s'il a été vraiment innocenté, cette innocence était-elle réelle ou était-ce pour étouffer l’affaire qui faisait intervenir selon l'homme aux pigeons, les plus hautes instances des droits de l’homme ? Que de questions sans réponses… Réponses que seul l’homme aux pigeons connaît... Vous avez l’impression de plonger dans un livre de Kafka ? Confusion, doutes... C'est à la limite de la psychopathie et pourtant... Voici quelques articles parus dans la presse tunisienne à ce sujet :

la presse du 13 Mai 1988

akhbar achabeb 12 Juillet 2001

29 octobre, 2009

et ma pensée chemine...

Le soleil se couche sur Tunis...

La phrase du jour

Row your boat in the direction that draws you, for any move forward right now will be a positive one.

26 octobre, 2009

تونس الخضراء

تونس الخضراء ما فيها اخضر كان المترو... En dehors des terrains vagues : "champs de personne" et des terres en jachére, ou se trouvent les espaces verts en TUNISIE ? Les routes sont tristes, les briques rouges balafrées de gris submergent les murs qui suffoquent, les quelques citoyens qui essayent de planter des arbres sur les routes finissent par lacher les armes puisque les réseaux de sanitaires, d'électricité… passent au niveau du trottoir d'une façon quasi automatique. Les quelques rues boisées de la capitale sont presque toutes en l'honneur des habitants qui essayent d'égayer l'atmosphére en plantant des arbres fruitiers au sein de leurs jardins. Cette notion de verdure n’effleure malheureusement pas l’esprit de nos chers urbanistes… André GIDE avait dit lors de sa visite a Tunis en 1897 : "A Tunis, il n'y a pas d'autres jardin que le cimetiére." D’ailleurs la situation ne s'est pas franchement améliorée depuis ! Et puisque notre cher GIDE le mentionne, parlons un peu des cimetiéres dans ce grand Tunis en extension, bientot El Mourouj 17, El Manzah 25, Gammarth 33… Les zones urbaines s'élargissent, les citadins sont en croissance numérique et économique : plus d'immeubles, plus de cafés, plus de bars… Mais aucun cimetiére n'est planifié : TUNIS la ville vivante, aurait-elle oublié que tout vivant meurt un jour ? Actuellement, enterrer une personne décédée est un vrai périple : AL JALLEZ s'asphyxie sous les corps qui s’entassent et par faute d'espace et/ou de moyens plusieurs se trouvent obligés de transporter leurs morts des centaines de kilométres pour les inhumer… التونسي العياش ما اجيش ال بالو برى هكاكة و ديما يمشي... اما وين ماشي الله اعلم...

23 octobre, 2009

ti tdhakkrouni eb message...

APRES MESSAGE EL 3ID OU ROMDHAN... VOICI LE DERNIER MESSAGE EN VOGUE: "L'union tunisienne des organisations de jeunesseS vous salue et vous invite à envoyer un sms de soutien au président Ben Ali au 77777. (votre sms sera gratuit)." Comme si ce n'est pas assez de baigner tout un pays en mauve, tawwa il faut envoyer des sms ! looooooooooooooooooooooooooooooooooool ema gratuit ;) ken t7ebbou tkathrou miselech aprés tout bou bal :-D

"Nathanael, je t'enseignerai la ferveur."

Roger de COSTER artiste peintre.

Découverte: Christian Rex van Minnen

Un artiste plasticien qui me rappelle beaucoup Kafka: la névrose "subtile"...

the portfolio

phrase du jour...

Get out of the rut you feel like you are wallowing in.

Extrait du COURS DE PHILOSOPHIE POSITIVE de Auguste COMTE

"Maintenant que l'esprit humain a fondé la physique céleste, la physique terrestre, soit mécanique, soit chimique; la physique organique soit vegetale, soit animale, il lui reste à terminer le systéme des sciences d'observation en fondant la physique sociale. Tel est aujourd'hui, sous plusieurs rapports capitaux, le plus grand et le plus pressant besoin de notre intelligence..."

un nouveau concept: L'EAU SEXY

Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour vendre...

10 octobre, 2009

Tounes lé iguellha…

Marc est un brun au regard de braise, américain d’origine espagnole parlant le français avec un accent exquis, détenteur d’un humour à la méditerranéenne et d’une curiosité presque enfantine ; il s’est installé à TUNIS pour travailler depuis quelques mois déjà ; grâce à lui, j’ai redécouvert mon TUNIS…

Ce regard extérieur, cet esprit qui s’émerveille devant des poubelles envahies de mouches et de chats et qui essaye d’analyser cet écosystème et de trouver un moyen pour vivre en symbiose avec… qui s’étonne avec un sourire presque béat devant le spectacle des marées hautes humaines inondant les bus à 8 heures du matin… qui éclate de rire devant les conducteurs qui klaxonnent alors que le feu est encore au rouge… qui se lève tôt pour ne pas rater son dro3 à Bab El Khadra et qui adore aller au souk avec son couffin chaque dimanche matin pour acheter ses légumes (les moins chers du souk), il discute avec les vendeurs, demande des réductions, fait un scandale parce que les pommes de terre sont à 900 millimes le kilo, achète son pain à la boulangerie du coin et se permet des mlawi ou des tabouna de temps en temps…

Il est passé maître en matière de kaftaji qu’il cuisine d’ailleurs au moins une fois par semaine ; Il adore le lablabi qu’il nomme « « sunset pleasure » ou le plaisir de l’aube…

Une fois par semaine, il organise avec ses amis une soirée à la tunisienne, là ou ils portent tous la jebba et la chéchia, accrochent les drapeaux tunisiens, des girlandes et rubans mauves et les photos du président sur les murs, mangent du couscous et boivent du rayeb, parlent foot, fument la chicha, écoutent et dansent sur les rythmes endiablés du mezwed ;

D’ailleurs la chanson préférée de notre Marc est ezzomiati de Habbouba ; Il l’a plus encore apprécié lorsqu’il a compris ses paroles ; « un message noble » selon ses dires, « l’artiste essaye d’améliorer le niveau de conscience des gens : il essaye de faire du BIEN »

De temps à autre, il passe chez Faycel le coiffeur, pour se couper les cheveux à 1 dinar 500, ce dernier est un jeune qui se dit « salafi » , il exprime son « appartenance » grâce à sa barbe très typique, mais rate rarement l’invitation de Marc pour un dîné arrosé…

Un des moments clefs de la journée chez Marc est quand il s’installe sur le trottoir, adossé au mur du café du quartier ou l'on sert un café à 300 millimes dans les verres made in China, bien de chez nous, qu’il trouve d’ailleurs très design…

Dés son arrivée à Tunis, il a fait le plein : les baskets Adibas, les pulls Mike, les lunettes Polis, le sac Christian Dors et toutes sortes de gadgets Yves Sein Laurent…

Après quelque temps, il a fait la connaissance des bonnes personnes : celles qui l’on introduit au monde poussiéreux mais très glamour de Frip El 7afsia ; il a découvert les plaisirs du suspense, la joie intense de la découverte et le sentiment inégalé de satisfaction suite à une bonne affaire… désormais, il est devenu adepte…

Vivre à Tunis c’est ça et bien d’autres choses…

Du plaisir tout les jours,

Marc adore Tunis, il dit même qu’il ne quitterait ce pays pour rien au monde…

Merci Marc, à travers toi j’ai redécouvert qu'être heureux et épanoui est simple et accessible, que c’est à portée de main, qu’il suffit de tendre le bras…

Parfois, on a besoin de telles rencontres pour apprécier ce qu'on a à sa juste valeur…

07 octobre, 2009

J’ai envie d’un enfant…

J’ai envie d’un enfant de toi ;

Une preuve d’amour que je porterai au creux de moi ;

Un miracle qui grandira tous les jours un peu plus, qui prendra avec plaisir, son temps et le mien;

Vous aurez le même front, le même regard doux et innocent ;

Au sein de ses larges yeux noirs j’aurai l’impression de plonger là ou nos âmes fusionnent, là ou le UN n’est plus concept mais fait ;

Je te veux à moi et en moi ;

Je veux te posséder, t’ensorceler, t’arracher à la vie...

De mes mains, je frôlerai son visage qui est le tien, j’arrangerai ses cheveux, les tiens…

Je l’aimerai parce que je t’aime ;

Je le voudrai, un autre toi dans mon univers…

Avoir un enfant, quoi de plus naturel, de plus spontané pour un couple ;

Cette « évidence » pose problème par l’essence même du mot ;

Avoir un enfant entre choix, envie et obligation sociale est devenu un assommoir intellectuel pour plusieurs ménages, source de litiges et d’altercations…

Avoir un enfant, dans le sens physiologique du terme reste passionnant : parmi les milliers de spermatozoïdes, le plus rapide, le plus fort, le plus puissant et le plus chanceux (﴿اكثر واحد مهف aura l’opportunité de féconder l’ovocyte, ce dernier lui-même provenant d’une sélection si randomisée…

Chaque personne est dans ce sens, si unique, si rare que chaque nouveau né devrait se voir offrir le sacre de l’originalité…

Avoir un enfant, reste ceci dit, un rêve timidement et discrètement inaccessible pour plusieurs couples ;

Lella El Fatna et Sidi Ali sont mariés depuis cinq ans ;

Lella El Fatna à 38 ans Sidi Ali en a 45 ;

Sidi Ali est veuf, père de deux enfants,

يخدم عامل يومي ﺧﺬى للا الفاطنة و هي صبية

خدمت قبل في المعمل اما توة لاهية بالاولاد و هوما احبوها

عاد توة ملي احمد و كمال مشاو يقراو في تونس فرغت عليها الدار

و ولا تستوحش و هي مرا دافية و ما عندهاش الخلطة

ماﺬا بيها على صغير ﻳﻣﻠﻰ عليها الدار و يفرحها

Qu’est ce qui cloche ?

Une consultation chez un gynécologue s’impose pour notre couple ;

Sidi Ali

: « يا بنت الناس انا راني مانيش متقلق اما كيف انت حابة على الصغار بره عدي»

El Fatna

: « تجي معايا»

Sidi Ali

: « تي صلي على النبي يا مرا انا ما عندي حتى مشكل جبت الصغار سابق و تعرف الي لا باس و الحمد الله»

Lella El Fatna est allée consulter un Mardi matin, très tôt,

قامت على الفجر ﺨﺬات اللواج و شبت ال تونس

Les lignes d’attente étaient interminables,

توة 4 سوايع و هي تستنى بش ترى الطبيب

و تحل الباب و على وجه الفطنة ترسمت تبسيمة الي تحلو باب العرش ليلة 27

Le médecin :

« للا الفاطنة مرحبا تفضل اقعد»

قداش ستنات هاللحظة

ركايبها رخو و طاحت على الكرسي اما التبسيمة قعدت هي هي

Le médecin :

« للا الفاطنة ماهو لاباس؟»

Lella El Fatna :

«… جيت على الصغار»

Le médecin :

« وينو راجلك اش بيك وحدك؟ »

Lella El Fatna regarda le médecin abasourdie :

« يا دكتور راجلي عندو الصغار انا الي جيت انعدي»

Le médecin :

« …يا مدام يهديك ياخي بش تجيبو وحدك الصغير»

Sidi Ali devait participer à cette consultation puisque le fait d’avoir eu des enfants de part le passé n’excluait en rien une stérilité installée secondairement…

Une étude de la régularité de la cohabitation du couple s’impose, le nombre de coit par semaine, la présence de gène ou de douleurs lors de la pénétration, la qualité de l’érection…

Ensuite, place à l’exploration biologique, elle contient de prime abord, un spermogramme, c'est-à-dire une étude microscopique du sperme : le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité, leur viabilité, leur morphologie…

Dans un second temps, des dosages hormonaux peuvent s’avérer nécessaires chez les deux partenaires ;

Suite à cette étude, des conclusions peuvent voir le jour, on traitera du plus simple au plus compliqué :

CHEZ L’HOMME, un dysfonctionnement au niveau de l’érection peut se voir en cas de diabète, d’athérosclérose, d’hypertension artérielle, de prise médicamenteuse…

CHEZ L’HOMME, dans le cas d’une érection normale :

-une anéjaculation ou une éjaculation rétrograde peuvent se voir chez les personnes ayant subit une prostatectomie ou ayant un diabète ;

-une infection génitale masculine peut s’accompagner d’une urétrite avec des brûlures et extériorisation de pus à travers le méat avec un changement du pH du sperme qui peut donner différentes formules du sperme (azoospermie, oligospermie, tératospermie,...) inadaptées à la procréation ;

-un traumatisme au niveau de la zone génitale peut être à l’origine d’une infécondité ;

-une maladie sexuellement transmissible même guérie peut provoquer l’obstruction des canaux conduisant le sperme et donner donc une aspermie (pas des spermatozoïdes) ;

-une intoxication (tabac, plomb) peut engendrer des mutations au niveau des spermatozoïdes (tératospermie) qui deviennent inaptes à féconder l’ovocyte ;

-une affection vasculaire telle une varicocèle (dilatation des veines des testicules, augmentée par la position debout prolongée) peut modifier la formule du sperme ;

-un déficit alimentaire en antioxydants peut fâcheusement influer sur la qualité du sperme ;

-l’effet de l’âge sur la qualité du sperme s’observe à partir de 55 ans ;

-les dosages hormonaux peuvent montrer un déséquilibre tel une hyperprolactinémie qui peut être synonyme d’un adénome hypophysaire (tumeur cérébrale) ou être idiopathique (de cause inconnue)

-finalement, et beaucoup plus rares, nous pouvons observer, une anorchidie (bourses vides, ne comportant pas de testicules, c’est un défaut congénital), une cryptorchidie (les testicules se trouvent en dehors des bourses) et les maladies générales.

CHEZ LA FEMME,

-l’infection génitale (cervicite avec des pertes vaginales, les maladies sexuellement transmissibles) est le facteur principal d’infécondité féminine, elle cause une modification du pH et de la glaire cervicale qui coupent la route aux spermatozoïdes ;

-les antécédents chirurgicaux peuvent laisser sous entendre une obstruction des trompes par des adhérences (blocage au niveau du cheminement de l’ovocyte) ;

-l’âge, puisque la femme est féconde de la puberté à la ménopause, ceci dit, des cas de ménopause précoces s’observent ;

-les malformations congénitales de l’appareil génital féminin ;

-le vaginisme ;

-les anomalies de l’utérus (hypoplasie c'est-à-dire petit utérus, les fibrome qui est une tumeur bénigne de l’utérus, les synéchies ou accolement des surfaces internes de l’utérus suite à des traumatismes ou à des infections et finalement les anomalies histologiques de l’endomètre en relation avec des dérèglements hormonaux) ;

-les anomalies congénitales à type d’agénésie des ovaires (ovaires inexistants) ;

-les troubles hormonaux (dysfonctionnement de la thyroïde, de la glande surrénale, l’adénome hypophysaire,…) ;

-les erreurs sur le sexe, tels que le testicule féminisant (c’est une femme qui a des testicules, son caryotype est XY), le syndrome de TURNER (caryotype XXY) ;

CONCERNANT LE COUPLE,

-l’anomalie peut se situer au niveau de la fréquence ou de la chronologie des rapports sexuels ;

Dans 39% des cas, l’homme et la femme présentent tous les deux des causes de stérilité, la femme est la seule responsable dans 1/3 des cas, l’homme dans 1/5 des cas mais des cas d’infertilité inexpliquée existent.

Des explorations plus profondes peuvent s’imposer dans certains cas.

Suite à cette recherche minutieuse impliquant les deux partenaires, on arrive généralement à identifier l’origine de cette stérilité ; là un traitement s’impose ;

En dehors des causes infectieuses ou mécaniques, la solution peut être apportée par l’aide à la procréation médicalement assistée, selon les cas, diverses techniques sont proposées :

LES INSEMINATIONS ARTIFICIELLES :

C’est une introduction instrumentale du sperme préalablement traité dans le tractus génital féminin, 36 heures après le déclanchement artificiel de l’ovulation par des médicaments.

LA FECONDATION IN VITRO CLASSIQUE ou FIV :

Cette technique commence par la maturation artificielle de l’ovocyte grâce à un traitement, ensuite on procède à un recueil des ovocytes par ponction.

Les spermatozoïdes seront recueillis soit par masturbation soit par biopsie testiculaire, selon les cas. Ensuite, l’ovocyte sera mis en contact avec les spermatozoïdes traités ; l’embryon sera transféré dans la cavité utérine par la suite.

Un traitement hormonal en début de grossesse est nécessaire pour s’assurer de la bonne implantation de l’embryon.

LA FECONDATION IN VITRO TYPE ICSI :

C’est une variante de la FIV classique, pour cette technique, on introduit un spermatozoïde dans l’ovocyte par un micro-manipulateur, le déroulement des événement est sinon le même.

Ces nouvelles techniques ont généré beaucoup d’espoir au sein des couples les moins chanceux, ceci dit, malgré une législation stricte, elles posent des problèmes d’ordre éthique et économique multiples ;

La lois tunisienne interdit par exemple le commerce des cellules prélevées, ayant été extraites d’un corps humains, elles bénéficient du principe de lois concernant le corps humain qui stipule que ce dernier n’appartient à personne et que tout trafic le touchant ou en touchant une partie est strictement interdit ;

Les textes de lois s’expriment aussi clairement par rapport au donneur du sperme qui ne peut être que le conjoint et tout couple souhaitant procréer par le truchement de cette technique doit donc être marié selon les lois tunisiennes.

Le concept de mère porteuse est aussi défendu.

Ceci dit, plusieurs questions restent sans réponses ;

Sur le versant éthique par exemple :

Combien d’embryons implanter par tentative pour éviter les risques des grossesses multiples en assurant un seuil de réussite convenable ?

Que faire des embryons formés non implantés ?

Combien de temps garder ce matériel organique en réserve ?

Est-ce qu’on doit fixer un nombre d’enfants au-delà du quel les couples ne peuvent plus avoir recours à ces techniques ?

Sur le versant économique :

Les explorations et les traitements fort onéreux ne sont pas accessibles à la population cible qui n’a ni couverture sociale ni assurances.

Les organismes de couverture sociale fixent une limite d’âge de 40 ans pour les femmes, donc une femme de 40 ans sans enfants verra son rêve s’évaporer alors qu’une mère de 2 enfants, âgée de 39 ans aura ce qu’il faut pour avoir son 3éme enfant…

Le sujet reste ambigu et sensible…

للا الفاطنة لقفت روحها على بكري

سيدي علي طلع عندو السكر

et donc il faisait partie des 20% malgré ses spéculations ;

Ils ont bénéficié de l’aide de la CNAM grâce au carnet de santé qu’avait Lella El Fatna,

عملهولها عرفها كيف كانت تخدم في المعمل

جا بو بنوتة سماوها عزيزة

و ما اعزها عزيزة!

كل يوم يخرج سيدي علي و هو هاززها على كتافو يعمل بيها دورة و يشريلها الحلوى

«… عزيزة قريد العش و نوارة الدار »

04 octobre, 2009

Association voix des sourds-muets de Tunisie

Hier le 3 Octobre 2009, nous avons fêté la journée des sourds de Tunisie, une excellente conférence au CONCORDE, avec la participation des Lions... Les sourds en Tunisie, noyés dans le silence et l'ignorance... ça fait mal au cœur! Que du gâchis! Les pseudo-écoles pour sourds en Tunisie... DE L'HYPOCRISIE pure et dure!!! Aucune modification par rapport à cette partie de la population tunisienne, nos concitoyens, fréres, égaux, sombrent... Manque de moyens, manque d'organisation... La volonté de bien faire est là, il faut juste canaliser les énergies...

03 octobre, 2009

LES ARCHITECTES EL 9AFFEFA EL KOLL FEL AVENUE HABIB BOURGUIBA

Y aurait-il un kamikaze tenté par un peu d'action...

sans titre

J’ai détesté ;

J’ai détesté cette sensibilité imaginative

cet idéalisme irréductible

J’ai détesté

cette tempête muette,

cette exsudation mentale

Je déteste ;

Je déteste cette accumulation

dans les dédales d’un cœur

voué à la tamponnade…

J’ai aimé ;

J’ai aimé cet oubli,

cette lente agonie d’un vécu ;

J’ai aimé

la cadavérine

dernier parfum d’occasion.

Je jouie ;

Je jouie de ces lambeaux nécrosés,

Je jouie à la manière des cannibales,

Je jouie

de cette décadence irréversible,

de cette maladie qui tue les racines sans les arracher,

pour une surface effrayante de normalité.

Sans fibrose,

ça refleurit

invite au voyage hors du temps

à l’orée du fictif et du réel.

25 septembre, 2009

« J’ai suivi l’araignée d’eau qui ne pèse que l’entêtement de flotter... »

LE BEL ORAGE !

L’orage éclatât…

On était supposé se voir en bord de mer ;

On s 'est retrouvé en ville, sous un parapluie multicolore, trempés jusqu'à l’os mais heureux…

On vagabonda longtemps à travers les rues et les flaques…

En esquivant les gouttes, on se serrait de plus en plus…

Les regards se croisent…

Ineffable…

(Ravie que ce mot existe)

Un refuge ;

Boire du chocolat chaud et croquer la vie et les chips au paprika à pleines dents…

Un jazz à bout de nerf maintenait une ivresse sauvage à la quelle on s’accrochait, avidement…

Ses cheveux défaits étaient mouillés, son maquillage avait coulé…

-Tu es belle, tu sais ?

Elle sourit et se blottit contre son cœur, croquant des chips au paprika et buvant du chocolat chaud…

Le bel orage !

24 septembre, 2009

CHERCHER

Je cherche, tu cherches, il cherche,nous, vous, eux aussi, ils cherchent.
Tout le monde cherche quelque chose.
On sonde le champ du possible, parfois on essaye même l'impossible...
On cherche...
Mais qu'est ce qu'on cherche?
Cherche-t-on la même chose ou est ce que la diversité de nos sujets de recherche démontre nos différences?
Au fond, ce qu'on cherche, n'est-il pas superflux?
L'essentiel, n'est-il pas à notre portée?
Ou est ce parce que nous sommes aveuglés par notre quête que nousne voyons plus ce qu'on a et qu'on le cherche ailleurs alors qu'il a toujours existé là, dans la paume de nos mains?
Est ce que notre quête nous en éloigne ou est ce qu'on s'en rapproche?
Est ce qu'on peut perdre ce qu'on cherche et qu'on a?
Et ce dont on a besoin, n'est-il pas sensiblement le même quelque soient nos différences?
Nos quêtes convergeraient-elles donc toutes malgré nos divergences apparentes?
Finalement, l'évidence, est ce une réalité ou une ignorance?
Ce qui est évident nécessite-t-il un effort, ou est ce donné?

SEDUCTION...

La feuille est souple et malléable, elle suitsubtilement le mouvement de nos mains, de nos doigts qui la saisissent plus ou moins finement..
Ces differentes façons de faire laissent sous entendre un certain caractére: la finesse de clui qui aime sa feuille subtilment, la fougue de celui qui l'empaume...
Et la feuille dans tout ça?
Elle se laisse faire, elle se plie aux demandes de son maître, se froisse face à son indulgence, se blesse souvant mais blesse parfois...
Taquine, elle fuit et laisse son amant désemparé cherchant à l'acquerir...
Il use et abuse d'une finesse désuette, la cherche au coin ou du côté le plus avantageux...
C'est un jeu de séduction vieux comme la terre: la feuille se présente et joue de ses atouts pour avoir le lecteur qui la cherchera tout au long de sa lecture...

l'orage se prépare...

« Certains se contentent d’essorer l’orage ; d’autres sont en deuil de l’éclair »

El pink lit « la condition humaine » de Malraux

« Il demeurait, contemplant les mouvement des autos, des passants qui couraient sous ses pieds dans la rue illuminée, comme un aveugle guéri regarde, comme un affamé mange. Insatiable de vie, il eût voulu toucher ces corps. »

Ecclésiaste intime par Guy Fréquent

Le temps de l’herbe givrée n’est pas celui du soleil qui se cabre. Le temps des poulains frêles n’est pas celui de la cavalerie trévire. Le temps des toits d’ardoise n’est pas celui des larmes de glace. Le temps d’une ode d’Horace n’est pas celui de nos chansons à boire. Le temps de l’écriture n’est pas celui de la plume d’oie. Le temps du pommier qui flambe n’est pas celui de l’aigle de mer. Le temps des carrefours n’est pas celui des montreurs d’ours. Le temps des sonnailles n’est pas celui des trans-humances. Le temps du bief n’est pas celui du moulin. Le temps des galets n’est pas celui du ressac. Le temps des carillons n’est pas celui des beffrois. Le temps de Zarathoustra n’est pas celui des fous. Le temps des grottes n’est pas celui des chauves-souris. Le temps de Jupiter n’est pas celui des treize lunes. Le temps de la hase n’est pas celui des levrauts. Le temps des lézards n’est pas celui des tombeaux. Le temps de l’antiphonaire n’est pas celui du plain-chant. Le temps du vin n’est pas celui des ceps. Le temps des ceps n’est pas celui des coteaux. Pourtant chaque matin, Rochers et lumières s’empoignent et se griffent Dans une seule aurore sanglante, Irradiante, Indivise.

21 septembre, 2009

Ce n‘est rien…

« Rien » est le seul mot qui ne veut rien dire. Selon le petit Larousse, « un rien » est un pronom INDEFINI qui exprime la négation ou l’absence de quelque chose ; n’être rien veut donc dire être dénudé de tout intérêt, de toute essence, de toute importance, être sans fond et sans surface ; être rien… Ceci dit, ce rien ; ou commence-t-il et ou s’en trouve les limites ? Le rien est-il le vide ? Ce n’en est rien, puisque le vide est l’espace où se localise le rien ; une sorte de « boîte à rien »… Le rien est différent, c’est un tunnel trans-cérébral localisé entre les deux lobes frontaux ; le rien a généralement la connotation d’être sombre mais en réalité il n’a rien de sombre puisque chez certaines personnes, des idées lumineuses égaient, de temps en temps le trafic routier des pensées comme des étoiles filantes… Les pensées se bousculent à travers le rien, et puisque tout frottement produit chaleur, des étincelles jaillissent et la température augmente… Les pensées sont en sueurs, les plus fragiles succombent à des angors ou des coliques et se laissent piétiner impunément par les plus vigoureuses ; entre pensées, la solidarité n’existe pas ! Le tunnel est étroit e ne mesure que 12mm de long, il s’étend entre les deux hémisphères cérébrales, il a une trajectoire incurvée en arc de 48 degrés convexe en avant ; il permet le passage des pensées d’une hémisphère à l’autre, le sens variant selon les cas. Le « rien-tunnel » est invisible à l’étude anatomique puisque sa paroi externe est enduite d’une substance visqueuse communément utilisée dans l’industrie des capes d’invisibilité « magiques » ; quant aux parois internes, aucun homme de science ne peut en affirmer la consistance puisqu’en dehors des pensées lumineuses qui passent à une vitesse de 3.109 m/s, il y règne une obscurité inégalée ; donc toute allégation reste du domaine du présomptif ou du spéculatif. L’hémisphère cérébrale gauche semble se verser dans la droite par le truchement du « rien-tunnnel », c’est là la localisation temporelle du RIEN, à ce moment bien précis, à quelques millièmes de seconde prés, que commence le rien… L’hémisphère gauche se vide et se transforme en boîte à rien ; l’hémisphère cérébrale droite, quant à elle, subit une condensation « idéatoire » qui provoque une hyperpression par accumulation de pensées ; Un mélange amorphe se forme au sein de l’hémi-crâne droit dont l’effet est l’ANAMORPHOSE… Mais aucun besoin d’un miroir courbe ni de calculer l’angle parfait pour voir la réalité puisque aucun miroir n’est parfaitement courbe et qu’aucun angle parfait n’existe dans R… Il faut accepter l’anamorphose, devant laquelle la réalité cède ; cette réalité qui n’a jamais existé jusque là, elle reste inconnue est indéfinie puisque le cheminement su rien à l’anamorphose ne contient pas de détours, il est direct et franc. Les formes dansent, les contours se balancent, les structures chavirent… Cette production onirique, est-elle un rêve ou un cauchemar ? (dans le sens ou un cauchemar est lui-même un type de rêve…) Mais qu’est ce qu’un cauchemar ? Pour expliquer ce concept, il faut parler de l’abîme que les pensées ont choisit pour cimetière ; il se trouve à l’abouchement du « rien-tunnel », juste à droite, à 8mm plus précisément ; Cet abîme est profond, son seuil s’effrite au moindre contact, une distance de sécurité de 7mm est à respecter ; une odeur immonde se dégage des fissures ; Les pensées qui ont survécu au périple vous parleront toutes de l’effroi que ce paysage provoque. Les pensées décédées se métamorphosent peu à peu pour acquérir cette structure légère et puante dont la faible densité lui permet de flotter dans l’ambiance lourde, entre les somas pour être enfin aspirées au fond de l’abîme. Actuellement, aucun scientifique ne sait avec certitude ou mène cette faille ; certains se plaisent à dire que c’est la continuité fictive de la grande scissure de Sylvius… Ceci dit, rien n’est prouvé, rien n’est sur… Le rien est donc parrain de l’anamorphose cauchemardesque ; Le cauchemar étant l’expression de la condensation de pensées épuisées, macérées, pullulant dans une atmosphère lourde à l’odeur infâme, au sein d’un lobe frontal exigu et inadapté à de tels attroupements… Le concept du réel étant encore absent à cette étape, l’anamorphose s’en accapare l’emplacement : tout ce qui est déformé, instable, dérangé… pour ainsi dire irréel devient réel. Le corps réagit, il se relâche puis se crispe ; cet onirisme le déstabilise puisqu’il se trouve rattaché à une sphère noétique qui le dépasse, sur laquelle il ne peut agir ; qui l’accable et le met à la marge des événements. Entre frustration et colère, il prend conscience de son impuissance et finit par lâcher prise ; à ce moment bien précis, il chavire et échoue : une entorse de la cheville !!! Ce n’est rien, on s’était endormi un instant… Ce n’est rien…

13 septembre, 2009

trouvaille

12 septembre, 2009

"QUI TUER" article de R.DEVOS, extrait des "CARABINS" ancien journal de la faculté de médecine de Tunis 1997

Un jour, en pleine nuit... mon medecin me téléphone: -Je ne vous réveille pas? Comme je dormais, je lui ai dis: -Non. Il me dit: -Je viens de recevoir du laboratoire le resultat de nos deux analyses. J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. En ce qui me concerne, tout est normal. Par contre, pour vous... c'est alarmant. Je lui dis: -Quoi?... Qu'est ce que j'ai? Il me dit: -Vous avez un chromosome en plus... Je lui dis: -C'est à dire? Il me dit: -Que vous avez une case en moin! Je lui dis: -Ce qui signifie? Il me dit: -Que vous êtes un tueur-né! Vous avez le virus du tueur... Je lui dis: -... le virus du tueur? Il me dit: -Je vous rassure tout de suite ce n'est pas dangereux pour vous, mais pour tout ceux qui vous entourent... ils doivent se sentir visés. Je lui dis: -Pourtant, je n'ai jamais tué personne! Il me dit: -Ne vous inquiétez pas... cela va venir! Vous avez une arme? Je lui dis: -Oui! un fusil à air comprimé. Il me dit: -Alors pas plus que deux airs comprimés par jour! Et il raccroche! Toute la nuit... j'ai cru entendre le chromosome en plus qui tournait en rond dans ma case en moins. L e lendemain, je me reveille avec une envie de tuer... irrésistible! Il fallait que je tue quelqu'un. Tout de suite! Mais qui? Qui tuer?...Qui tuer? Attention! Je ne me posais pas la question "Qui te es, toi qui cherches à tuer?" ou "Dis moi qui tu es et je te dirai qui tuer?" Non!... Qui j'étais je le savais! J'étais un tueur... et un tueur sans cible! (Enfin... sans cible, pas dans le sens du mot sensible!) Je n'avais personne à ma portée. Ma femme était sortie; Je dis: -Tant pis, je vais tuer le premier venu! Je prend mon fusil sur l'épaule... et je sors. Et sur qui je tombe? Le hasard, tout de même! Sur... le premier venu! Il avait aussi un fusil sur l'épaule... (Il avait un chromosome en plus, comme moi!) Il me dit: -Salut, toi le premier venu!... Je lui dis: -Ah non! Le premier venu, pour moi, c'est vous! Il me dit: -Tu permets que je te tutoie et toi tu me dis tu! Je me dis: "Si je dis tu à ce tueur, il va me tuer!" Je lui dis: -Si on s'épaulait mutuellement, d'autant que nous sommes tous les deux en légitime defense! Il me dit: -D'accord! On se met en joue... Il me crie: -Stop!... Nous allions commettre tous les deux une regrettable bavure... On ne peut considérer deux hommes qui ont le courage de s'entre-tuer comme des premiers venus! Il faut en chercher un autre! J'en suis tombé d'accord! Là-dessus, j'entend claquer deux coups de feux et je vois courir un type avec un fusil sur l'épaule... Je lui crie: -Alors vous aussi, vous cherchez un premier venu? Il me dit: -Non, le troisiéme! J'en ai déjà raté deux! Et tout à coup, je sens le canon d'une arme s'enfoncer dans mon dos. Je me retourne. C'était mon medecin... Qui me dit: -Oui, le laboratoire a fait une erreur. Il a interverti nos deux analyses. Le chromosome en plus, le virus du tuur, c'est moi qui l'ai! Je lui dis: -Docteur, vous n'allez pas supprimer froidement un de vos patients! Il m dit: -Si! La patience a des limites. J'en ai assez de vous dire : "Ne vous laissez pas abattre!" Je lui dis: -Vous avez déjà tué quelqu'un, vous? Il me dit: -Sans ordonnance... Jamais! Mais je vais vous en faire une!

S'endormir avec le sourire...

Un sentiment de plénitude et d'accomplissement vous traverse aprés une bonne journée de travail; Une journée pétillante et pleine d'événnements... Un sourire vrai et profond se dessine sur votre visage lorsque vous fermez les yeux... Votre tête épouse la forme de l'oreiller à la perfection; Des papillons vous frôlent le front... Bonne nuit :)

De l'hypocrisie et d'autres tracas... (-18)

Suite à la délocalisation des centres d'appels français, y compris les centres de "télephone rose", plusieurs tunisiens et tunisiennes, en l'occurance quelques voilées, on trouvé du travail; Un des centres d'appels les plus connus puisqu'il est le seul à payer 7 dinars à l'heure est celui des berges du lac; ce centre reste opérationnel tous les jours de l'an y compris fêtes religieuses et mois de Rhamadhan et compte parmis ses "conseilléres" plusieurs tunisinennes voilées, ces mêmes conseilléres qui dénigrent la vente par téléphone des produits alcoolisés et des jouets érotiques, cédent à la prostitution mentale devant les 7 dinars à l'heure;
BERJOULIA EL 5OBZA MORRA!!! MSIKNET!!!
Les principes et les croyances ne valent que 7 dinars de l'heure! ALLELUIA Tableau de BAYRO (HYPOCRITE)

07 septembre, 2009

Tunisie : une culture élitiste en crise économique…

Journaliste : « Monsieur le ministre de la culture, vous êtes assis ici, entouré par les spectateurs à l’amphithéâtre de Carthage, est ce par choix ? »

Le ministre de la culture : « Oui, tout à fait… »

Quelle humilité !!!

Le ministre de la culture n’était pas entrain de jouir d’un bain de foule, il assistait seulement comme tout autre spectateur au spectacle de Charles Aznavour… Il était assis, là, « à côté du peuple », profitant du concert comme un « vulgaire spectateur »…

Simplement, une question se pose, y avait-il de « vulgaires spectateurs » au concert de Charles Aznavour à Carthage ?

Le cher ministre était-il vraiment assit « à côté du peuple » ?

Pour ainsi dire, les spectateurs qui ont assisté à ce concert représentaient-ils le prolétariat tunisien (taba9at achcha3b al kedi7a)?

Avec des billets dont le prix dépasse les 100 dinars, un « vulgaire » citoyen tunisien qui est payé en moyenne 400 dinars par mois pour 40 heures de travail par semaine, pouvait-il assister à cette soirée ?

La réponse est tout à fait évidente ; la « culture » tunisienne fait beaucoup de bruit mais n’est au fond qu’un luxe inaccessible au tunisien qui regarde défiler les festivals, essaye de s’accrocher mais finit par lâcher prise…

Pourquoi les artistes populaires tels : Fatma Bou Seha, Samir Loussif ou autres font salles combles ?

Ce n’est pas à cause de la « médiocrité » du goût du tunisien –en sachant que je respecte totalement cette filaire artistique et ses adeptes et que j’ai une affection très particulière pour Fattouma—mais c’est tout simplement parce que c’est plus accessible aux bourses des Pères de famille qui sont obligés de payer en moyenne 5 billets pour satisfaire tout le monde…

Actuellement, le festival de la médina comporte des spectacles forts intéressants dont les prix varient de 20 à 30 dinars et parfois plus, ce qui équivaut à dépenser 100 à 150 dinars par notre père de famille pour une seule soirée qui est loin d’être remboursable en cas d’insatisfaction…

Même en dehors des festivals, la culture à la tunisienne reste malheureusement un luxe ; pour voir un film, il faut payer dans les 3 à 4 dinars par personne, les livres coutent en moyenne 15 dinars et ce pour les plus abordables et même les bouquinistes haussent le prix et le ton…

Dans un pays qui se targue de ne pas avoir de crise économique, on ne sait plus vraiment, est ce cette crise qui ne nous touches pas ou est ce la castration mentale qui nous pousse à nier son existence en entrant dans un délire schizophrène d’identification…

La culture a cessé de s’adresser au tunisien moyen, elle vise désormais une élite économique, puisque même l’élite cérébrale qui s’accroche péniblement au dernier wagon, se fait traîner et s’en retrouve mutilée à la fin du voyage…

Le tunisien moyen a par contre amplement droit à la médiocrité, c’est tout ce qu’il peut s’offrir, tout ce à quoi il arrive à accéder…

Il sombre peu à peu puisqu’en cherchant des solutions, il absorbe avidement une culture occidentale qui le dénude de ses principes ou orientale qui le manipule et lui inculque l’extrémisme religieux…

Le tunisien est la victime de son emplacement géographique : bassin versant de tout ce qui l’entoure ; il est déstabilisé, fragilisé et ne trouve aucun repère puisque SA propre culture lui est impénétrable…

La crise économique de notre culture ne fait qu’ancrer de plus en plus la crise identitaire tunisienne.

27 août, 2009

Paccuch Blues

Pour vivre dans ce monde, comme un forçat qui malgré son impunité se trouve "sisyphé", l'homme est obligé de s'entourer de concepts comme la justice, la logique, la fidélité, l'amour... Des idées qu'il crée et qu'il croit, rien que de grandes illusions pour embellir une vie terrestre sale et misérable. Ces concepts parfaits ne peuvent régir la vie imparfaite de l'homme imparfait puisqu'il est par nature injuste, illogique, infidéle, menteur... Il aura beau combattre ses impulsions destructrices, il ne les battera jamais puisqu'il est reigné par le désir; celui d'être plus riche quitte à voler, d'être aimé quitte à mentir... L'être huamin est bien la pire des créatures, il veut se montrer noble et se croit important, alors qu'il est sale et bas... Personne n'est innocent! C'est ce qui fait de lui la créature la plus hypocrite de toute la création; La justice, l'amour, la logique, la fidélité et tous ces precepts de la morale n'existent pas dans cette copie médiocre de la cité parfaite de Platon; Ceux qu sont les plus à plaindre restent les enfants à venir qui seront obligés de se renier eux même pour se déguiser en adulte et perpetrer cette piéce théatrale médiocre qu'on joue dans le grand théatre de la vie...

26 août, 2009

Et si je croyais en "Ra", ça changerait quoi?

lyoum 9omt metfarhda...

"Audacieuse et curieuse, dynamique et éclectique" Le monde m'appartient! Non, j ne suis pas entrain de faire un accès maniaque et non non, je n'ai rien pris (3ib 3lik!!! fi romdhan! quand même!!!) Je me sens bien tout bêtement et je l'ai décidé: rien ne gâchera ma journée: ni la canicule, ni les 70 % d"humidité, ni 7chichet romdhan! Aujourd'hui, pas de chagrins, pas de colère, la vie est rose, la vie est belle, la vie est un cadeau... Une journée trés chargée en vue, 36 milles commissions, 653 milles RDV... Allez, de la veine! On commence par une virée à la poste; el lezem lezem! On dirait une assemblée pour 3éme age! 7a99a tawwa ras echhar, et oui, ya9bdhou el retraite :) Direction les tickets: numéro 307... Oups, on est encore au 242, donc ça fait 64 personnes et puisqu'on a 4 guichets, cela fait 16 personnes par guichet et en posant que chaque personne en aura pour 5 minutes en moyenne, j'aurais à attendre 80 minutes aux quelles il faudra additionner les chichis, disons 30 minutes à tout casser, ça donne 110 minutes; PRESQUE 2 HEURES A PASSER DEBOUT DANS LA POSTE! Famma 3bed 5esret snin, bech nji ena netchakka men se3tin... Echan9a m3a ejjme3a 5le3a! ... Enfin, c'est mon tour, riguelt oumouri wantala9t na7wa al 7ayet... La porte de la poste était une vraie "star gate" car à ma sortie il y avait un autre monde très curieux... A l'intérieur le retraités s'entraidaient pour remplir les formulaires, on se saluait, on parlait... Il y avait de la vie! A l'exterieur, il n'y avait RIEN! A ma grande surprise, tarmi lebra tesma3 7essha... ECH FAMMA? Enns we9fin fel ma7atta, ka3btin, koll we7ed seket 3la rou7ou; lé kraheb lé métrouet, lé chagab... C'est pas normal! Za3ma hedha el koll men romdhan? Ess5ana 3amlet fel 3bed ou 7atta we7ed ma 3ad 3andou la force bech ya7ki fi touns? Malla ghriba! Kammalt thneyti mechia dabba dabba, ou bdet eddenia tesfar... El kiran fi koll blassa, fi koll doura, 9oddem koll dar! Ejtiye7 men jme3et el SNT? Z3ma 3mlin gréve ou 9arrou bech isakkrou lonhja mte3 Ess3idia bel kiran essfor el ferghin? .... "Win mechia?" "eh....ah..?!?!" "win mechia?" J'ai relevé ma tête, "zzzz chchch zzz chch" Yaaaa, boulis mouch mchala9!!! "bech net3adda, famma mochkel?" "houa la ma7ala tnajjem ema mouch bech i5alliouek el 9oddem, ya3ni bech tet3attel..." "mmmm, behi, en7eb net3adda..." "behi" "baraka allahou fik!" et jai continué ma route; Une foule immense innondait les routes jaunies et le voies férrée violettes; Des drapeaux rouges, non en fait, violets, pour ainsi dire rouges et violets! Aurait-on changé le drapeau du pays dernièrement? Des vieux, des jeunes et des moins jeunes; des hommes et des femmes... "Le président était au bardo ce matin" répliquat la libraire (cette librairie était le seul commerce ouvert de toute la cité) "Ils sont venus pour applaudir et là ils rentrent dans les mêmes bus qui les ont apportés; wallah ma fhemtech kifech ma idhi3ouch, koll we7ed yerja3 lel car elli jebettou..." Eh ben! Par cette chaleur torride, ils sont venus dans des bus pour applaudir! Le paye-t-on? Sont-il obligés de venir? sinon, pourquoi une femme lisserait darha ou coujinetha ou denyetha fi Romdhan ou tahbet fess5ana tsaffe9? Elli mel Marsa welli men Tborba... C'est énorme! Walla hedha el koll 7ob? En tout cas, ce matin, pas de moyens de transport, on est emprisonné, pas de commerces ouverts... toute la cité est une île morte... Tant pis pour les RDV, le commissions et la bonne humeur, ce sera pour un autre jour!

25 août, 2009

Liberté frugale

Lacher nos pensées comme une bête fauve...
sans cavalier et sans harnais, qu'on les laisses virevolter, que seul le vent les chevauches...

Un chien en prison: un téléfilm trés touchant

Réalisé par : Jan-Hinrik Drevs Acteurs : Thomas Sarbacher (Mosk), Clelia Sarto (Gloria), Hark Bohm (Wache), Ingo Naujoks (Prell), Kida Khodr Ramadan (Döner) Synopsis: Mosk est un prisonnier violent, renfermé et imprévisible. Un vrai solitaire qui ne poursuit qu'un but dans la vie : remporter le championnat pénitentiaire de «développé couché», un exercice de musculation. Contrairement à ses codétenus, il ne se montre pas très enthousiaste à l'idée de participer au programme de réinsertion lancé par Gloria, la nouvelle directrice de la prison : éduquer un chiot destiné à devenir guide d'aveugle. C'est d'ailleurs précisément parce que le programme ne lui plaît pas qu'il est choisi pour partager sa cellule avec un petit chien fort maladroit... Entre violence et tendresse, Moscovitch, à l'image de tout être humain qui a beaucoup à prouver, vacille et c'est GRAPA la chienne pourtant si humaine qui décidera du resultat malgré toute la volonté de ce gros dur... même sous la plus dure des écorces, la tendresse existe! ce film nous permet d'admirer la métamorphose qu'a subie Mosk, il menait une vie séche et dure et le peu d'amour que lui a apporté Grapa a suffit à le sauver! trés beau film, à voir!

21 août, 2009

Nchalla romdhankom mabrouk

14 août, 2009

Evennement: les rencontres d'Arles

L'artiste phare des rencontres de cette année est sans doutes le jeune photographe

PRIX DE PHOTOGRAPHIE de l'Académie des Beaux-Arts

Que de l'argentique!

ça vaut vraiment le détours!

Matopos: Un film de Stéphanie Machuret

"Dans un paysage exposé au vent, un jeune garçon aveugle se trouve confronté à de petits buissons épineux qui le blessent. Son grand-père l'aide à identifier ce que l'enfant prenait pour un monstre. Tous deux fabriquent, à partir de ce végétal, une flûte dont l'enfant jouera, comprenant ainsi qu'on peut retirer du bonheur d'une chose en apparence mauvaise. Lors d'une forte tempête, grâce à sa flûte et à une force intérieure acquise en surmontant sa peur de l'inconnu, l'enfant permet à son village d'exorciser à son tour sa peur, dans une communion à travers la musique et la danse."
Excellent film, à voir ou revoir!

EXTRAIT de "le pigeon" de Patrick Suskind

"La marche apaise. La marche recéle une énergie bénéfique. Cette façon de poser réguliérement un pied devant l'autre tout en ramant au même rythme avec ses bras, la fréquence accrue de la respiration, le légére stimulation du pouls, les activités oculaire et auriculaire indispensables pour déterminer sa diraction et préserver son équilibre, la sensation de l'air qui vous frôle l'épiderme: autant de phénoménes qui, d'une maniére tout à fait irrésistible, rameutent et rattachent le corps à l'esprit, et font que l'âme, si étiolée et estropiée qu'elle soit, prend de l'ampleur et grandit."
(image extraite du blog de mélanie)
Excellent livre, à consommer en urgence!