03 novembre, 2009
30 octobre, 2009
L'homme aux pigeons

la presse du 13 Mai 1988

akhbar achabeb 12 Juillet 2001
29 octobre, 2009
La phrase du jour
26 octobre, 2009
تونس الخضراء
تونس الخضراء ما فيها اخضر كان المترو...
En dehors des terrains vagues : "champs de personne" et des terres en jachére, ou se trouvent les espaces verts en TUNISIE ?
Les routes sont tristes, les briques rouges balafrées de gris submergent les murs qui suffoquent, les quelques citoyens qui essayent de planter des arbres sur les routes finissent par lacher les armes puisque les réseaux de sanitaires, d'électricité… passent au niveau du trottoir d'une façon quasi automatique.
Les quelques rues boisées de la capitale sont presque toutes en l'honneur des habitants qui essayent d'égayer l'atmosphére en plantant des arbres fruitiers au sein de leurs jardins.
Cette notion de verdure n’effleure malheureusement pas l’esprit de nos chers urbanistes…
André GIDE avait dit lors de sa visite a Tunis en 1897 : "A Tunis, il n'y a pas d'autres jardin que le cimetiére."
D’ailleurs la situation ne s'est pas franchement améliorée depuis !
Et puisque notre cher GIDE le mentionne, parlons un peu des cimetiéres dans ce grand Tunis en extension, bientot El Mourouj 17, El Manzah 25, Gammarth 33…
Les zones urbaines s'élargissent, les citadins sont en croissance numérique et économique : plus d'immeubles, plus de cafés, plus de bars…
Mais aucun cimetiére n'est planifié : TUNIS la ville vivante, aurait-elle oublié que tout vivant meurt un jour ?
Actuellement, enterrer une personne décédée est un vrai périple : AL JALLEZ s'asphyxie sous les corps qui s’entassent et par faute d'espace et/ou de moyens plusieurs se trouvent obligés de transporter leurs morts des centaines de kilométres pour les inhumer…
التونسي العياش ما اجيش ال بالو
برى هكاكة و ديما يمشي...
اما وين ماشي الله اعلم...
23 octobre, 2009
ti tdhakkrouni eb message...
Extrait du COURS DE PHILOSOPHIE POSITIVE de Auguste COMTE
10 octobre, 2009
Tounes lé iguellha…
Marc est un brun au regard de braise, américain d’origine espagnole parlant le français avec un accent exquis, détenteur d’un humour à la méditerranéenne et d’une curiosité presque enfantine ; il s’est installé à TUNIS pour travailler depuis quelques mois déjà ; grâce à lui, j’ai redécouvert mon TUNIS…
Ce regard extérieur, cet esprit qui s’émerveille devant des poubelles envahies de mouches et de chats et qui essaye d’analyser cet écosystème et de trouver un moyen pour vivre en symbiose avec… qui s’étonne avec un sourire presque béat devant le spectacle des marées hautes humaines inondant les bus à 8 heures du matin… qui éclate de rire devant les conducteurs qui klaxonnent alors que le feu est encore au rouge… qui se lève tôt pour ne pas rater son dro3 à Bab El Khadra et qui adore aller au souk avec son couffin chaque dimanche matin pour acheter ses légumes (les moins chers du souk), il discute avec les vendeurs, demande des réductions, fait un scandale parce que les pommes de terre sont à 900 millimes le kilo, achète son pain à la boulangerie du coin et se permet des mlawi ou des tabouna de temps en temps…
Il est passé maître en matière de kaftaji qu’il cuisine d’ailleurs au moins une fois par semaine ; Il adore le lablabi qu’il nomme « « sunset pleasure » ou le plaisir de l’aube…
Une fois par semaine, il organise avec ses amis une soirée à la tunisienne, là ou ils portent tous la jebba et la chéchia, accrochent les drapeaux tunisiens, des girlandes et rubans mauves et les photos du président sur les murs, mangent du couscous et boivent du rayeb, parlent foot, fument la chicha, écoutent et dansent sur les rythmes endiablés du mezwed ;
D’ailleurs la chanson préférée de notre Marc est ezzomiati de Habbouba ; Il l’a plus encore apprécié lorsqu’il a compris ses paroles ; « un message noble » selon ses dires, « l’artiste essaye d’améliorer le niveau de conscience des gens : il essaye de faire du BIEN »
De temps à autre, il passe chez Faycel le coiffeur, pour se couper les cheveux à 1 dinar 500, ce dernier est un jeune qui se dit « salafi » , il exprime son « appartenance » grâce à sa barbe très typique, mais rate rarement l’invitation de Marc pour un dîné arrosé…
Un des moments clefs de la journée chez Marc est quand il s’installe sur le trottoir, adossé au mur du café du quartier ou l'on sert un café à 300 millimes dans les verres made in China, bien de chez nous, qu’il trouve d’ailleurs très design…
Dés son arrivée à Tunis, il a fait le plein : les baskets Adibas, les pulls Mike, les lunettes Polis, le sac Christian Dors et toutes sortes de gadgets Yves Sein Laurent…
Après quelque temps, il a fait la connaissance des bonnes personnes : celles qui l’on introduit au monde poussiéreux mais très glamour de Frip El 7afsia ; il a découvert les plaisirs du suspense, la joie intense de la découverte et le sentiment inégalé de satisfaction suite à une bonne affaire… désormais, il est devenu adepte…
Vivre à Tunis c’est ça et bien d’autres choses…
Du plaisir tout les jours,
Marc adore Tunis, il dit même qu’il ne quitterait ce pays pour rien au monde…
Merci Marc, à travers toi j’ai redécouvert qu'être heureux et épanoui est simple et accessible, que c’est à portée de main, qu’il suffit de tendre le bras…
Parfois, on a besoin de telles rencontres pour apprécier ce qu'on a à sa juste valeur…
07 octobre, 2009
J’ai envie d’un enfant…
J’ai envie d’un enfant de toi ;
Une preuve d’amour que je porterai au creux de moi ;
Un miracle qui grandira tous les jours un peu plus, qui prendra avec plaisir, son temps et le mien;
Vous aurez le même front, le même regard doux et innocent ;
Au sein de ses larges yeux noirs j’aurai l’impression de plonger là ou nos âmes fusionnent, là ou le UN n’est plus concept mais fait ;
Je te veux à moi et en moi ;
Je veux te posséder, t’ensorceler, t’arracher à la vie...
De mes mains, je frôlerai son visage qui est le tien, j’arrangerai ses cheveux, les tiens…
Je l’aimerai parce que je t’aime ;
Je le voudrai, un autre toi dans mon univers…
Avoir un enfant, quoi de plus naturel, de plus spontané pour un couple ;
Cette « évidence » pose problème par l’essence même du mot ;
Avoir un enfant entre choix, envie et obligation sociale est devenu un assommoir intellectuel pour plusieurs ménages, source de litiges et d’altercations…
Avoir un enfant, dans le sens physiologique du terme reste passionnant : parmi les milliers de spermatozoïdes, le plus rapide, le plus fort, le plus puissant et le plus chanceux (﴿اكثر واحد مهف aura l’opportunité de féconder l’ovocyte, ce dernier lui-même provenant d’une sélection si randomisée…
Chaque personne est dans ce sens, si unique, si rare que chaque nouveau né devrait se voir offrir le sacre de l’originalité…
Avoir un enfant, reste ceci dit, un rêve timidement et discrètement inaccessible pour plusieurs couples ;
Lella El Fatna et Sidi Ali sont mariés depuis cinq ans ;
Lella El Fatna à 38 ans Sidi Ali en a 45 ;
Sidi Ali est veuf, père de deux enfants,
يخدم عامل يومي ﺧﺬى للا الفاطنة و هي صبية
خدمت قبل في المعمل اما توة لاهية بالاولاد و هوما احبوها
عاد توة ملي احمد و كمال مشاو يقراو في تونس فرغت عليها الدار
و ولاﺖ تستوحش و هي مرا دافية و ما عندهاش الخلطة
ماﺬا بيها على صغير ﻳﻣﻠﻰ عليها الدار و يفرحها
Qu’est ce qui cloche ?
Une consultation chez un gynécologue s’impose pour notre couple ;
Sidi Ali
: « يا بنت الناس انا راني مانيش متقلق اما كيف انت حابة على الصغار بره عدي»
El Fatna
: « تجي معايا»
Sidi Ali
: « تي صلي على النبي يا مرا انا ما عندي حتى مشكل جبت الصغار سابق و تعرف الي لا باس و الحمد الله»
Lella El Fatna est allée consulter un Mardi matin, très tôt,
قامت على الفجر ﺨﺬات اللواج و شبت ال تونس
Les lignes d’attente étaient interminables,
توة 4 سوايع و هي تستنى بش ترى الطبيب
و تحل الباب و على وجه الفطنة ترسمت تبسيمة الي تحلو باب العرش ليلة 27
Le médecin :
« للا الفاطنة مرحبا تفضل اقعد»
قداش ستنات هاللحظة
ركايبها رخو و طاحت على الكرسي اما التبسيمة قعدت هي هي
Le médecin :
« للا الفاطنة ماهو لاباس؟»
Lella El Fatna :
«… جيت على الصغار»
Le médecin :
« وينو راجلك اش بيك وحدك؟ »
Lella El Fatna regarda le médecin abasourdie :
« يا دكتور راجلي عندو الصغار انا الي جيت انعدي»
Le médecin :
« …يا مدام يهديك ياخي بش تجيبو وحدك الصغير»
Sidi Ali devait participer à cette consultation puisque le fait d’avoir eu des enfants de part le passé n’excluait en rien une stérilité installée secondairement…
Une étude de la régularité de la cohabitation du couple s’impose, le nombre de coit par semaine, la présence de gène ou de douleurs lors de la pénétration, la qualité de l’érection…
Ensuite, place à l’exploration biologique, elle contient de prime abord, un spermogramme, c'est-à-dire une étude microscopique du sperme : le nombre de spermatozoïdes, leur mobilité, leur viabilité, leur morphologie…
Dans un second temps, des dosages hormonaux peuvent s’avérer nécessaires chez les deux partenaires ;
Suite à cette étude, des conclusions peuvent voir le jour, on traitera du plus simple au plus compliqué :
CHEZ L’HOMME, un dysfonctionnement au niveau de l’érection peut se voir en cas de diabète, d’athérosclérose, d’hypertension artérielle, de prise médicamenteuse…
CHEZ L’HOMME, dans le cas d’une érection normale :
-une anéjaculation ou une éjaculation rétrograde peuvent se voir chez les personnes ayant subit une prostatectomie ou ayant un diabète ;
-une infection génitale masculine peut s’accompagner d’une urétrite avec des brûlures et extériorisation de pus à travers le méat avec un changement du pH du sperme qui peut donner différentes formules du sperme (azoospermie, oligospermie, tératospermie,...) inadaptées à la procréation ;
-un traumatisme au niveau de la zone génitale peut être à l’origine d’une infécondité ;
-une maladie sexuellement transmissible même guérie peut provoquer l’obstruction des canaux conduisant le sperme et donner donc une aspermie (pas des spermatozoïdes) ;
-une intoxication (tabac, plomb) peut engendrer des mutations au niveau des spermatozoïdes (tératospermie) qui deviennent inaptes à féconder l’ovocyte ;
-une affection vasculaire telle une varicocèle (dilatation des veines des testicules, augmentée par la position debout prolongée) peut modifier la formule du sperme ;
-un déficit alimentaire en antioxydants peut fâcheusement influer sur la qualité du sperme ;
-l’effet de l’âge sur la qualité du sperme s’observe à partir de 55 ans ;
-les dosages hormonaux peuvent montrer un déséquilibre tel une hyperprolactinémie qui peut être synonyme d’un adénome hypophysaire (tumeur cérébrale) ou être idiopathique (de cause inconnue)
-finalement, et beaucoup plus rares, nous pouvons observer, une anorchidie (bourses vides, ne comportant pas de testicules, c’est un défaut congénital), une cryptorchidie (les testicules se trouvent en dehors des bourses) et les maladies générales.
CHEZ
-l’infection génitale (cervicite avec des pertes vaginales, les maladies sexuellement transmissibles) est le facteur principal d’infécondité féminine, elle cause une modification du pH et de la glaire cervicale qui coupent la route aux spermatozoïdes ;
-les antécédents chirurgicaux peuvent laisser sous entendre une obstruction des trompes par des adhérences (blocage au niveau du cheminement de l’ovocyte) ;
-l’âge, puisque la femme est féconde de la puberté à la ménopause, ceci dit, des cas de ménopause précoces s’observent ;
-les malformations congénitales de l’appareil génital féminin ;
-le vaginisme ;
-les anomalies de l’utérus (hypoplasie c'est-à-dire petit utérus, les fibrome qui est une tumeur bénigne de l’utérus, les synéchies ou accolement des surfaces internes de l’utérus suite à des traumatismes ou à des infections et finalement les anomalies histologiques de l’endomètre en relation avec des dérèglements hormonaux) ;
-les anomalies congénitales à type d’agénésie des ovaires (ovaires inexistants) ;
-les troubles hormonaux (dysfonctionnement de la thyroïde, de la glande surrénale, l’adénome hypophysaire,…) ;
-les erreurs sur le sexe, tels que le testicule féminisant (c’est une femme qui a des testicules, son caryotype est XY), le syndrome de TURNER (caryotype XXY) ;
CONCERNANT LE COUPLE,
-l’anomalie peut se situer au niveau de la fréquence ou de la chronologie des rapports sexuels ;
Dans 39% des cas, l’homme et la femme présentent tous les deux des causes de stérilité, la femme est la seule responsable dans 1/3 des cas, l’homme dans 1/5 des cas mais des cas d’infertilité inexpliquée existent.
Des explorations plus profondes peuvent s’imposer dans certains cas.
Suite à cette recherche minutieuse impliquant les deux partenaires, on arrive généralement à identifier l’origine de cette stérilité ; là un traitement s’impose ;
En dehors des causes infectieuses ou mécaniques, la solution peut être apportée par l’aide à la procréation médicalement assistée, selon les cas, diverses techniques sont proposées :
LES INSEMINATIONS ARTIFICIELLES :
C’est une introduction instrumentale du sperme préalablement traité dans le tractus génital féminin, 36 heures après le déclanchement artificiel de l’ovulation par des médicaments.
Cette technique commence par la maturation artificielle de l’ovocyte grâce à un traitement, ensuite on procède à un recueil des ovocytes par ponction.
Les spermatozoïdes seront recueillis soit par masturbation soit par biopsie testiculaire, selon les cas. Ensuite, l’ovocyte sera mis en contact avec les spermatozoïdes traités ; l’embryon sera transféré dans la cavité utérine par la suite.
Un traitement hormonal en début de grossesse est nécessaire pour s’assurer de la bonne implantation de l’embryon.
C’est une variante de
Ces nouvelles techniques ont généré beaucoup d’espoir au sein des couples les moins chanceux, ceci dit, malgré une législation stricte, elles posent des problèmes d’ordre éthique et économique multiples ;
La lois tunisienne interdit par exemple le commerce des cellules prélevées, ayant été extraites d’un corps humains, elles bénéficient du principe de lois concernant le corps humain qui stipule que ce dernier n’appartient à personne et que tout trafic le touchant ou en touchant une partie est strictement interdit ;
Les textes de lois s’expriment aussi clairement par rapport au donneur du sperme qui ne peut être que le conjoint et tout couple souhaitant procréer par le truchement de cette technique doit donc être marié selon les lois tunisiennes.
Le concept de mère porteuse est aussi défendu.
Ceci dit, plusieurs questions restent sans réponses ;
Sur le versant éthique par exemple :
Combien d’embryons implanter par tentative pour éviter les risques des grossesses multiples en assurant un seuil de réussite convenable ?
Que faire des embryons formés non implantés ?
Combien de temps garder ce matériel organique en réserve ?
Est-ce qu’on doit fixer un nombre d’enfants au-delà du quel les couples ne peuvent plus avoir recours à ces techniques ?
…
Sur le versant économique :
Les explorations et les traitements fort onéreux ne sont pas accessibles à la population cible qui n’a ni couverture sociale ni assurances.
Les organismes de couverture sociale fixent une limite d’âge de 40 ans pour les femmes, donc une femme de 40 ans sans enfants verra son rêve s’évaporer alors qu’une mère de 2 enfants, âgée de 39 ans aura ce qu’il faut pour avoir son 3éme enfant…
Le sujet reste ambigu et sensible…
للا الفاطنة لقفت روحها على بكري
سيدي علي طلع عندو السكر
et donc il faisait partie des 20% malgré ses spéculations ;
Ils ont bénéficié de l’aide de
عملهولها عرفها كيف كانت تخدم في المعمل
جا بو بنوتة سماوها عزيزة
و ما اعزها عزيزة!
كل يوم يخرج سيدي علي و هو هاززها على كتافو يعمل بيها دورة و يشريلها الحلوى
«… عزيزة قريد العش و نوارة الدار »

04 octobre, 2009
Association voix des sourds-muets de Tunisie
Hier le 3 Octobre 2009, nous avons fêté la journée des sourds de Tunisie, une excellente conférence au CONCORDE, avec la participation des Lions... Les sourds en Tunisie, noyés dans le silence et l'ignorance... ça fait mal au cœur!
Que du gâchis!
Les pseudo-écoles pour sourds en Tunisie...
DE L'HYPOCRISIE pure et dure!!!
Aucune modification par rapport à cette partie de la population tunisienne, nos concitoyens, fréres, égaux, sombrent...
Manque de moyens, manque d'organisation...
La volonté de bien faire est là, il faut juste canaliser les énergies...
03 octobre, 2009
LES ARCHITECTES EL 9AFFEFA EL KOLL FEL AVENUE HABIB BOURGUIBA
sans titre
J’ai détesté ;
J’ai détesté cette sensibilité imaginative
cet idéalisme irréductible
J’ai détesté
cette tempête muette,
cette exsudation mentale
Je déteste ;
Je déteste cette accumulation
dans les dédales d’un cœur
voué à la tamponnade…
J’ai aimé ;
J’ai aimé cet oubli,
cette lente agonie d’un vécu ;
J’ai aimé
la cadavérine
dernier parfum d’occasion.
Je jouie ;
Je jouie de ces lambeaux nécrosés,
Je jouie à la manière des cannibales,
Je jouie
de cette décadence irréversible,
de cette maladie qui tue les racines sans les arracher,
pour une surface effrayante de normalité.
Sans fibrose,
ça refleurit
invite au voyage hors du temps
à l’orée du fictif et du réel.
25 septembre, 2009
LE BEL ORAGE !
L’orage éclatât…
On était supposé se voir en bord de mer ;
On s 'est retrouvé en ville, sous un parapluie multicolore, trempés jusqu'à l’os mais heureux…
On vagabonda longtemps à travers les rues et les flaques…
En esquivant les gouttes, on se serrait de plus en plus…
Les regards se croisent…
Ineffable…
(Ravie que ce mot existe)
Un refuge ;
Boire du chocolat chaud et croquer la vie et les chips au paprika à pleines dents…
Un jazz à bout de nerf maintenait une ivresse sauvage à la quelle on s’accrochait, avidement…
Ses cheveux défaits étaient mouillés, son maquillage avait coulé…
-Tu es belle, tu sais ?
Elle sourit et se blottit contre son cœur, croquant des chips au paprika et buvant du chocolat chaud…
Le bel orage !
24 septembre, 2009
CHERCHER
SEDUCTION...
El pink lit « la condition humaine » de Malraux
Ecclésiaste intime par Guy Fréquent
21 septembre, 2009
Ce n‘est rien…
« Rien » est le seul mot qui ne veut rien dire. Selon le petit Larousse, « un rien » est un pronom INDEFINI qui exprime la négation ou l’absence de quelque chose ; n’être rien veut donc dire être dénudé de tout intérêt, de toute essence, de toute importance, être sans fond et sans surface ; être rien…
Ceci dit, ce rien ; ou commence-t-il et ou s’en trouve les limites ?
Le rien est-il le vide ?
Ce n’en est rien, puisque le vide est l’espace où se localise le rien ; une sorte de « boîte à rien »…
Le rien est différent, c’est un tunnel trans-cérébral localisé entre les deux lobes frontaux ; le rien a généralement la connotation d’être sombre mais en réalité il n’a rien de sombre puisque chez certaines personnes, des idées lumineuses égaient, de temps en temps le trafic routier des pensées comme des étoiles filantes…
Les pensées se bousculent à travers le rien, et puisque tout frottement produit chaleur, des étincelles jaillissent et la température augmente…
Les pensées sont en sueurs, les plus fragiles succombent à des angors ou des coliques et se laissent piétiner impunément par les plus vigoureuses ; entre pensées, la solidarité n’existe pas !
Le tunnel est étroit e ne mesure que 12mm de long, il s’étend entre les deux hémisphères cérébrales, il a une trajectoire incurvée en arc de 48 degrés convexe en avant ; il permet le passage des pensées d’une hémisphère à l’autre, le sens variant selon les cas.
Le « rien-tunnel » est invisible à l’étude anatomique puisque sa paroi externe est enduite d’une substance visqueuse communément utilisée dans l’industrie des capes d’invisibilité « magiques » ; quant aux parois internes, aucun homme de science ne peut en affirmer la consistance puisqu’en dehors des pensées lumineuses qui passent à une vitesse de 3.109 m/s, il y règne une obscurité inégalée ; donc toute allégation reste du domaine du présomptif ou du spéculatif.
L’hémisphère cérébrale gauche semble se verser dans la droite par le truchement du « rien-tunnnel », c’est là la localisation temporelle du RIEN, à ce moment bien précis, à quelques millièmes de seconde prés, que commence le rien…
L’hémisphère gauche se vide et se transforme en boîte à rien ; l’hémisphère cérébrale droite, quant à elle, subit une condensation « idéatoire » qui provoque une hyperpression par accumulation de pensées ;
Un mélange amorphe se forme au sein de l’hémi-crâne droit dont l’effet est l’ANAMORPHOSE…
Mais aucun besoin d’un miroir courbe ni de calculer l’angle parfait pour voir la réalité puisque aucun miroir n’est parfaitement courbe et qu’aucun angle parfait n’existe dans R…
Il faut accepter l’anamorphose, devant laquelle la réalité cède ; cette réalité qui n’a jamais existé jusque là, elle reste inconnue est indéfinie puisque le cheminement su rien à l’anamorphose ne contient pas de détours, il est direct et franc.
Les formes dansent, les contours se balancent, les structures chavirent…
Cette production onirique, est-elle un rêve ou un cauchemar ? (dans le sens ou un cauchemar est lui-même un type de rêve…)
Mais qu’est ce qu’un cauchemar ?
Pour expliquer ce concept, il faut parler de l’abîme que les pensées ont choisit pour cimetière ; il se trouve à l’abouchement du « rien-tunnel », juste à droite, à 8mm plus précisément ;
Cet abîme est profond, son seuil s’effrite au moindre contact, une distance de sécurité de 7mm est à respecter ; une odeur immonde se dégage des fissures ;
Les pensées qui ont survécu au périple vous parleront toutes de l’effroi que ce paysage provoque.
Les pensées décédées se métamorphosent peu à peu pour acquérir cette structure légère et puante dont la faible densité lui permet de flotter dans l’ambiance lourde, entre les somas pour être enfin aspirées au fond de l’abîme.
Actuellement, aucun scientifique ne sait avec certitude ou mène cette faille ; certains se plaisent à dire que c’est la continuité fictive de la grande scissure de Sylvius…
Ceci dit, rien n’est prouvé, rien n’est sur…
Le rien est donc parrain de l’anamorphose cauchemardesque ;
Le cauchemar étant l’expression de la condensation de pensées épuisées, macérées, pullulant dans une atmosphère lourde à l’odeur infâme, au sein d’un lobe frontal exigu et inadapté à de tels attroupements…
Le concept du réel étant encore absent à cette étape, l’anamorphose s’en accapare l’emplacement : tout ce qui est déformé, instable, dérangé… pour ainsi dire irréel devient réel.
Le corps réagit, il se relâche puis se crispe ; cet onirisme le déstabilise puisqu’il se trouve rattaché à une sphère noétique qui le dépasse, sur laquelle il ne peut agir ; qui l’accable et le met à la marge des événements.
Entre frustration et colère, il prend conscience de son impuissance et finit par lâcher prise ; à ce moment bien précis, il chavire et échoue : une entorse de la cheville !!!
Ce n’est rien, on s’était endormi un instant…
Ce n’est rien…
13 septembre, 2009
12 septembre, 2009
"QUI TUER" article de R.DEVOS, extrait des "CARABINS" ancien journal de la faculté de médecine de Tunis 1997
Un jour,
en pleine nuit...
mon medecin me téléphone:
-Je ne vous réveille pas?
Comme je dormais, je lui ai dis:
-Non.
Il me dit:
-Je viens de recevoir du laboratoire le resultat de nos deux analyses. J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. En ce qui me concerne, tout est normal. Par contre, pour vous... c'est alarmant.
Je lui dis:
-Quoi?... Qu'est ce que j'ai?
Il me dit:
-Vous avez un chromosome en plus...
Je lui dis:
-C'est à dire?
Il me dit:
-Que vous avez une case en moin!
Je lui dis:
-Ce qui signifie?
Il me dit:
-Que vous êtes un tueur-né! Vous avez le virus du tueur...
Je lui dis:
-... le virus du tueur?
Il me dit:
-Je vous rassure tout de suite ce n'est pas dangereux pour vous, mais pour tout ceux qui vous entourent... ils doivent se sentir visés.
Je lui dis:
-Pourtant, je n'ai jamais tué personne!
Il me dit:
-Ne vous inquiétez pas... cela va venir! Vous avez une arme?
Je lui dis:
-Oui! un fusil à air comprimé.
Il me dit:
-Alors pas plus que deux airs comprimés par jour!
Et il raccroche!
Toute la nuit... j'ai cru entendre le chromosome en plus qui tournait en rond dans ma case en moins.
L e lendemain, je me reveille avec une envie de tuer... irrésistible!
Il fallait que je tue quelqu'un. Tout de suite!
Mais qui?
Qui tuer?...Qui tuer?
Attention! Je ne me posais pas la question "Qui te es, toi qui cherches à tuer?" ou "Dis moi qui tu es et je te dirai qui tuer?"
Non!... Qui j'étais je le savais!
J'étais un tueur... et un tueur sans cible!
(Enfin... sans cible, pas dans le sens du mot sensible!)
Je n'avais personne à ma portée.
Ma femme était sortie;
Je dis:
-Tant pis, je vais tuer le premier venu!
Je prend mon fusil sur l'épaule... et je sors.
Et sur qui je tombe?
Le hasard, tout de même!
Sur... le premier venu!
Il avait aussi un fusil sur l'épaule...
(Il avait un chromosome en plus, comme moi!)
Il me dit:
-Salut, toi le premier venu!...
Je lui dis:
-Ah non! Le premier venu, pour moi, c'est vous!
Il me dit:
-Tu permets que je te tutoie et toi tu me dis tu!
Je me dis: "Si je dis tu à ce tueur, il va me tuer!"
Je lui dis:
-Si on s'épaulait mutuellement, d'autant que nous sommes tous les deux en légitime defense!
Il me dit:
-D'accord!
On se met en joue...
Il me crie:
-Stop!... Nous allions commettre tous les deux une regrettable bavure... On ne peut considérer deux hommes qui ont le courage de s'entre-tuer comme des premiers venus!
Il faut en chercher un autre!
J'en suis tombé d'accord!
Là-dessus, j'entend claquer deux coups de feux et je vois courir un type avec un fusil sur l'épaule...
Je lui crie:
-Alors vous aussi, vous cherchez un premier venu?
Il me dit:
-Non, le troisiéme! J'en ai déjà raté deux!
Et tout à coup, je sens le canon d'une arme s'enfoncer dans mon dos.
Je me retourne.
C'était mon medecin...
Qui me dit:
-Oui, le laboratoire a fait une erreur. Il a interverti nos deux analyses. Le chromosome en plus, le virus du tuur, c'est moi qui l'ai!
Je lui dis:
-Docteur, vous n'allez pas supprimer froidement un de vos patients!
Il m dit:
-Si! La patience a des limites. J'en ai assez de vous dire : "Ne vous laissez pas abattre!"
Je lui dis:
-Vous avez déjà tué quelqu'un, vous?
Il me dit:
-Sans ordonnance... Jamais! Mais je vais vous en faire une!
S'endormir avec le sourire...
Un sentiment de plénitude et d'accomplissement vous traverse aprés une bonne journée de travail;
Une journée pétillante et pleine d'événnements...
Un sourire vrai et profond se dessine sur votre visage lorsque vous fermez les yeux...
Votre tête épouse la forme de l'oreiller à la perfection;
Des papillons vous frôlent le front...
Bonne nuit :)
De l'hypocrisie et d'autres tracas... (-18)
Les principes et les croyances ne valent que 7 dinars de l'heure!
ALLELUIA
Tableau de BAYRO (HYPOCRITE)
07 septembre, 2009
Tunisie : une culture élitiste en crise économique…
Journaliste : « Monsieur le ministre de la culture, vous êtes assis ici, entouré par les spectateurs à l’amphithéâtre de Carthage, est ce par choix ? »
Le ministre de la culture : « Oui, tout à fait… »
Quelle humilité !!!
Le ministre de la culture n’était pas entrain de jouir d’un bain de foule, il assistait seulement comme tout autre spectateur au spectacle de Charles Aznavour… Il était assis, là, « à côté du peuple », profitant du concert comme un « vulgaire spectateur »…
Simplement, une question se pose, y avait-il de « vulgaires spectateurs » au concert de Charles Aznavour à Carthage ?
Le cher ministre était-il vraiment assit « à côté du peuple » ?
Pour ainsi dire, les spectateurs qui ont assisté à ce concert représentaient-ils le prolétariat tunisien (taba9at achcha3b al kedi7a)?
Avec des billets dont le prix dépasse les 100 dinars, un « vulgaire » citoyen tunisien qui est payé en moyenne 400 dinars par mois pour 40 heures de travail par semaine, pouvait-il assister à cette soirée ?
La réponse est tout à fait évidente ; la « culture » tunisienne fait beaucoup de bruit mais n’est au fond qu’un luxe inaccessible au tunisien qui regarde défiler les festivals, essaye de s’accrocher mais finit par lâcher prise…
Pourquoi les artistes populaires tels : Fatma Bou Seha, Samir Loussif ou autres font salles combles ?
Ce n’est pas à cause de la « médiocrité » du goût du tunisien –en sachant que je respecte totalement cette filaire artistique et ses adeptes et que j’ai une affection très particulière pour Fattouma—mais c’est tout simplement parce que c’est plus accessible aux bourses des Pères de famille qui sont obligés de payer en moyenne 5 billets pour satisfaire tout le monde…
Actuellement, le festival de la médina comporte des spectacles forts intéressants dont les prix varient de 20 à 30 dinars et parfois plus, ce qui équivaut à dépenser 100 à 150 dinars par notre père de famille pour une seule soirée qui est loin d’être remboursable en cas d’insatisfaction…
Même en dehors des festivals, la culture à la tunisienne reste malheureusement un luxe ; pour voir un film, il faut payer dans les 3 à 4 dinars par personne, les livres coutent en moyenne 15 dinars et ce pour les plus abordables et même les bouquinistes haussent le prix et le ton…
Dans un pays qui se targue de ne pas avoir de crise économique, on ne sait plus vraiment, est ce cette crise qui ne nous touches pas ou est ce la castration mentale qui nous pousse à nier son existence en entrant dans un délire schizophrène d’identification…
La culture a cessé de s’adresser au tunisien moyen, elle vise désormais une élite économique, puisque même l’élite cérébrale qui s’accroche péniblement au dernier wagon, se fait traîner et s’en retrouve mutilée à la fin du voyage…
Le tunisien moyen a par contre amplement droit à la médiocrité, c’est tout ce qu’il peut s’offrir, tout ce à quoi il arrive à accéder…
Il sombre peu à peu puisqu’en cherchant des solutions, il absorbe avidement une culture occidentale qui le dénude de ses principes ou orientale qui le manipule et lui inculque l’extrémisme religieux…
Le tunisien est la victime de son emplacement géographique : bassin versant de tout ce qui l’entoure ; il est déstabilisé, fragilisé et ne trouve aucun repère puisque SA propre culture lui est impénétrable…
La crise économique de notre culture ne fait qu’ancrer de plus en plus la crise identitaire tunisienne.
27 août, 2009
Paccuch Blues
Pour vivre dans ce monde, comme un forçat qui malgré son impunité se trouve "sisyphé", l'homme est obligé de s'entourer de concepts comme la justice, la logique, la fidélité, l'amour...
Des idées qu'il crée et qu'il croit, rien que de grandes illusions pour embellir une vie terrestre sale et misérable.
Ces concepts parfaits ne peuvent régir la vie imparfaite de l'homme imparfait puisqu'il est par nature injuste, illogique, infidéle, menteur...
Il aura beau combattre ses impulsions destructrices, il ne les battera jamais puisqu'il est reigné par le désir; celui d'être plus riche quitte à voler, d'être aimé quitte à mentir...
L'être huamin est bien la pire des créatures, il veut se montrer noble et se croit important, alors qu'il est sale et bas...
Personne n'est innocent!
C'est ce qui fait de lui la créature la plus hypocrite de toute la création;
La justice, l'amour, la logique, la fidélité et tous ces precepts de la morale n'existent pas dans cette copie médiocre de la cité parfaite de Platon;
Ceux qu sont les plus à plaindre restent les enfants à venir qui seront obligés de se renier eux même pour se déguiser en adulte et perpetrer cette piéce théatrale médiocre qu'on joue dans le grand théatre de la vie...
26 août, 2009
lyoum 9omt metfarhda...
25 août, 2009
Liberté frugale
Un chien en prison: un téléfilm trés touchant
Entre violence et tendresse, Moscovitch, à l'image de tout être humain qui a beaucoup à prouver, vacille et c'est GRAPA la chienne pourtant si humaine qui décidera du resultat malgré toute la volonté de ce gros dur...
même sous la plus dure des écorces, la tendresse existe!
ce film nous permet d'admirer la métamorphose qu'a subie Mosk, il menait une vie séche et dure et le peu d'amour que lui a apporté Grapa a suffit à le sauver!
trés beau film, à voir!
21 août, 2009
14 août, 2009
Evennement: les rencontres d'Arles

PRIX DE PHOTOGRAPHIE de l'Académie des Beaux-Arts

Que de l'argentique!

ça vaut vraiment le détours!
Matopos: Un film de Stéphanie Machuret
EXTRAIT de "le pigeon" de Patrick Suskind










