09 juin, 2008

Qu’est ce qu’un alcoolique ?

Selon le dictionnaire : un alcoolique est une personne qui boit de l'alcool de manière excessive, Oui, mais quelle est la limite ? Médicalement parlant, un alcoolique est une personne qui consomme 80g d’alcool par jour depuis 10 ans ; ce qui revient à dire : -une bouteille de vin rouge par jour, -6 bières par jour, -un verre de Whisky par jour, et ainsi de suite, il faut faire le calcul ; L’alcoolisme est une maladie, qui en dehors de sa composante psychologique, peut être identifiée par le terme INTOXICATION. Elle se manifeste par : -des troubles du comportement : irritabilité, insomnie, cauchemars zoopsiques (qui comportent la vision d’animaux) -des manifestations digestives : douleurs abdominales, anorexie, pituite matinale (mélange glaireux ou visqueux semblable au blanc d’oeuf vomit le matin à jeun) Le malade peut aussi présenter : - des varicosités des pommettes (ce sont des vaisseaux sanguins qui sont proéminents semblables à des varices mais de plus petite taille) - Une polynévrite des membres inférieurs (maladie inflammatoire des nerfs des membres inférieurs qui peut donner une perte de la sensibilité, une disparition des réflexes et une hypotrophie des muscles avec des membres grêles) Sur le plan biologique, il y a une augmentation des gammaGT (enzyme hépatique secrétée par les hépatocytes ou cellules du foie qui témoigne de la souffrance cellulaire suite à cette agression) et une macrocytose (les globules rouges deviennent trop gros),
Les complications de l’alcoolisme sont multiples, à commencer par la cirrhose alcoolique dont on a déjà parlé dans un post précédant(incluant le cancer du foie), en passant par la pancréatite, qui est l’inflammation du pancréas, ce dernier s’oedématie (yetnfarkh), devient peu à peu non fonctionnel et se détruit par ses propres enzymes digestives, laissant par la suite couler une substance visqueuse contenant des cellules mortes et des enzymes dans la cavité abdominale dont la graisse se nécrose (meurt) à son tour ;
Au total, le corps est digéré par ses propres enzymes ; Le risque d’infection de cette substance est accru ; Sans oublier que la douleur pancréatique est l’une des plus intenses et que le passage à la chronicité tout comme la cancérisation restent toujours possibles ; Quant aux manifestations nerveuses, elles abondent et je dirai même qu’elles s’étendent de la ‘simple’ polynévrite au coma hépatique, en passant par tout le panel de maladies nerveuses dont la fréquence et la susceptibilité augmentent chez les alcooliques ; tout ceci sans omettre l’effet néfaste qu’a l’alcool par ses interactions médicamenteuses et son incrimination certaine dans la genèse des cancers, digestifs plus spécialement (cancer de l’œsophage, de l’estomac…) dont le pronostic est parfois très sombre… 3afena wa 3afekom allah :)

06 juin, 2008

Elli 3andou el mé...

L'ascite est une collection liquidienne dans le péritoine (à l'intérieur de l'abdomen mais en dehors de tout organe creux tel l'estomac ou les intestins);
Cette collection peut être due à une hémorragie avec collection de sang, à une rupture biliaire (el marrara) avec collection de bile ou autres types de liquides...
L'ascite peut donner un aspect de ventre de femme enceinte avec une augmentation du poids chez un sujet antérieurement "normal";
La cause la plus complexe et la plus redoutable en dehors des pathologies cardiaques et rénales, étant la cirrohse du foie décompensée;
Au cours de cette derniére le foie se transforme en un tissu non fonctionnel avec thromboses(obstructions) des veines qui passent par le foie ou qui se trouvent en amont ou en aval de ce dernier et une insuffisance hépatique (les cellules hépatiques ne travaillent plus), ce qui se traduit par cette accumulation de liquide qui a pour origine la circulation sanguine avec donc comme consequence la diminution du volume sanguin circulant, et le malade peut mourir par déshydratation!!
Cette décompensation de la maladie peut aussi prendre la forme d'une hémorragie digestive exteriorisée (les vaisseaux en amont de l'obstruction se trouvent en hyperpression et finissent par éclater) et même par une transformation maligne en cancer hépato-cellulaire (tout tissu qui subit des altérations majeures et continues est susceptible de donner un cancer);
Donc cette pathologie tand minimisée constitue un réel danger, l'être humain ne peut pas vivre sans foie; et la constatation d'une augmentation ectopique brutale ou rapide du volume abdominal doit constituer un signe d'alarme;
Ceci dit, cette pathologie entre dans un cadre bien précit:
Elle est généralement due à l'infection par le virus de l'hépatite B, d'ou l'importance de la vaccination, elle est aussi trés fréquente et cause premiére de décés chez les alcooliques, elle peut aussi compliquer une lithiase biliaire non traitée au long court (7ajra fel marrara), donc toute douleur dans l'aire sous costale droite doit faire place à une consultation;
Elle peut aussi être congénitale due à une malformation ou à une tumeur,
D'autres causes plus rares existent.
Ellotf 3likom.

23 mai, 2008

La maison de culture Ibn Khaldoun

Détails de la grande mosaique à l'entrée de la maison de culture Ibn Khaldoun.

07 mai, 2008

La petitesse de l’homme face à ce qu’il crée et croit…

Buddha couché du temple de Manuha Paya à Pagan (Birmanie), dans l’attitude canonique traduisant l’état de parinirvana , l’extinction complète.

15 avril, 2008

Les journées culturelles de la faculté de médecine de Tunis :

Vendredi 18 Avril : Après midi à partir de 15h : tournois sportifs et jeux de société. Soirée artistique à partir de 21h à la Salle des fêtes du centre culturel de la ville de Tunis : -Virgule poétique -Musique andalouse et orientale par un groupe de médecins et étudiants en médecine. Remise de trophées. Samedi 19 Avril : 9h00 : ouverture 9h30 : conférences -Histoire de l’Art Moderne par Pr Zoubeir Lasrem -Le corps… par Pr Mohamed Bechir Hlaim 11h30 : Session Hommages 12h00 : Pause. 12h15 : Visite de l’espace de la vie associative et des stands Exposition d’arts plastiques et de poésie Après midi à partir de 15h : animation culturelle par les étudiants au Hall de la Faculté.

08 avril, 2008

Question...

« Comment expliquer la gauche et la droite à un extraterrestre par téléphone ? »
Voilà la question qu’un chef service de chirurgie a posée à un interne ;
Ce dernier très soucieux de frôler la perfection, a eu une crise de panique ;
En fait le patron faisait juste de l’humour!
Le problème c’est qu’il ne nous a pas donné de réponse, il nous a regardé d’air malicieux, a bien rigolé puis est parti…
J’essaye depuis de traiter le problème, je n’arrive toujours pas à trouver de solution ;
Des propositions ?

31 mars, 2008

‘L’interview’ de Bernard Morlino :

« La mort fait tellement peur qu’on reconnaît toujours au défunt des qualités qu’on n’osait pas lui attribuer de son vivant. Les gens deviennent aimables avec un mort parce qu’ils espèrent qu’on dira aussi des gentillesses le jour de leur disparition […] j’ai deux certitudes : lorsqu’on est mort, on est mort ; et dieu est un terrain idéal pour les intellectuels qui n’ont plus rien à dire […] la vie est la première partie de la mort qui engloutit toutes les personnes. Dieu quels que soient ses substituts, reste pour les dirigeants un moyen de contrôler le cheptel […] La plupart du temps, les gens se mettent à la religion afin de ne pas passer pour un type louche aux yeux des voisins. Au bout d’un moment, tout le pays n’est plus qu’un peuple de miliciens. Le principe numéro un de l’islam est de posséder le pouvoir politique… Je ne crois pas à l’au delà. Mais être athée, c’est déjà croire, puisqu’on nie une existence […] Dieu brille par son absence… »

27 mars, 2008

Yemina meurt, Yemina ne le sait pas...

Yemina, femme paysanne tatouée par le temps et les traditions ; Yemina, une de celles qui se dévouent à leurs familles, celles dont le plaisir le plus immense est de regarder croître les enfants et les épis ; Yemina nous l’a expliqué avec ses mots : « rani kont s7i7a kel baghla !» ; Une légère douleur de l’abdomen avec un ictère d’installation aigue ; Diagnostic le plus probable : ANGIOCHOLITE… Les conjonctives de Yemina ont déjà pris cette teinte fluorescente qui donne à son regard ahuri cette dimension inhumaine… Yemina est malgré tout si fragile ; Examens complémentaires ; A l’échographie : Pas d’obstacle sur les voies biliaires qui sont dilatées dans l’ensemble ; le calcul aurait-il migré ? Yemina attend ; La fluorescence lui donne de plus en plus cet aspect extraterrestre, Yemina souffre ; Un Scanner abdominal montre des formations nombreuses dispersées nodulaires au niveau du mésentère, une formation au niveau du duodénum dont l’origine intestinale ou pancréatique ne peut être affirmée ; Le diagnostic est confirmé : Ampullome Vaterien localement avancé ; Tumeur qui comprime l’ampoule de Vater et empêche l’écoulement de la bile ce qui provoque l’ictère ; La tumeur s’est propagée vers le mésentère, tissu qui assure la vascularisation des intestins, et s’y est métastasé sous forme de nodules multiples ; Yemina est sous antalgiques ; Le staff médical s’est réunit ; La conduite à tenir est ambiguë ; Tout le monde est consterné ; L’Ampullome Vaterien a une espérance de vie très basse, un mois tout au plus, il n’est sensible ni à la chimiothérapie ni à la radiothérapie ; Un geste chirurgical ayant pour but de restituer la continuité de la voie biliaire ne saurait être effectué face à la nature récidivante, l’état général altéré de la malade et ses problèmes d’hémostase… Tous les jours, la visite du matin nous rappelle toute notre impuissance ; Tous les jours, Yemina meurt un peu plus ; Tous les jours, Yemina ne comprend pas ; Tous les jours, notre frustration métastase en même temps que son cancer ; Yemina, que le bon dieu prenne soin de toi, que ce qui te reste à vivoter s’écoule le plus dignement possible… (Portrait de la romancière britannique Virginia Woolf 1882-1941 ; la ressemblance est frappante !!)

06 mars, 2008

Gyrus cingulaire…

La douleur est un processus nerveux de protection ; Elle permet la préservation du corps humain en évitant la prolongation de tout contact nuisible ; La douleur est formée par deux composantes : physique et émotionnelle ; La composante physique permet l’identification de la nature de l’agent causal ou de la stimulation : pression (traumatisme), chaleur (brûlure),… Quant à la composante émotionnelle, elle permet de donner cette dimension désagréable, triste et même insupportable de la douleur. La lutte contre la douleur est un combat perpétré depuis des lustres ; Effectivement, laisser quelqu’un souffrir est un acte contraire aux droits de l’homme ; Il existe des maladies qui annulent la sensation de douleur par la lésion des voies sensitives et qui annulent donc les deux composantes de la douleur chez la personne en question; Dernièrement, un cas très intéressant s’est présenté volontaire à une étude scientifique en France ; Ce patient a eu un accident (traumatisme crânien) suite au quel, il ne ressent plus la douleur, pas dans le sens physique du terme mais dans le sens émotionnel ! Il paraît que cet accident a provoqué une déconnection nerveuse au niveau du gyrus cingulaire (plus connu sous le nom de système limbique : partie du cerveau humain qui s’attelle à modérer le comportement et/ou la personnalité du sujet). Ce monsieur n’est pas seulement incapable de percevoir le caractère affligent de la douleur, IL N’A PLUS PEUR ! Il est incapable de s’affoler à la vue d’une locomotive qui va le heurter, incapable d’avoir une réaction d’esquive face à une aiguille qui va lui transpercer l’orbite ; Mais aussi incapable de compatir à la douleur des autres dans le sens le plus plat du terme ; Il n’est pas touché par les images de dégradation physique humaine ; Ce qu’on pourrait ressentir à la vue du sang ou d’une lésion… J’ai toujours cru que le système nerveux n’est qu’un ensemble d’interconnections que l’homme module par son éducation, ses habitudes… Par exemple, si on ne mange pas pendant longtemps, le cerveau finit par cesser d’envoyer des messages de faim, ce qui définit l’anorexie mentale ; De même, les bouddhistes peuvent contrôler leur système nerveux végétatif (chose tout à fait impossible pour le commun des mortels) par le conditionnement mental… et les exemples abondent ; Suite à plusieurs rencontres macabres, j’ai cru que l’habitude a pris le dessus, que finalement dompter ce gyrus cingulaire était possible, qu’avoir à côtoyer si fréquemment la déchéance humaine me rendrait insensible… Ceci dit, un CV fait de cadavres à la morgue, de chirurgies sanglantes, de grands brûlés, d’infections purulentes… ne m’a pas permis un contrôle émotionnel adéquat face à ça : (Article sur la dynastie mandchoue des QING en Chine (1644-1911) ; image représentant les corps décapités dans la rue des victimes de la révolution chinoise, en 1911) Je crois que c’est l’atteinte à l’intégrité du corps humain qui m’a le plus touché, pas dans le sens amputation d’un membre mais plutôt face à tout ce que représente une tête humaine… La tête, c’est là ou tout se passe, les idées, les envies, les sentiments ; pour ainsi dire, la vie ! Décapiter quelqu’un ne peut être confiné à un sens symbolique ; Décapiter quelqu’un est l’expression d’une volonté de détruire cette personne, de la réduire à néant ; Décapiter quelqu’un est l’acte le plus barbare qui puisse exister ; même le monde animal ne l’admet pas, C’est dire que l’homme dans son illusion de supériorité est capable du pire…

La toux est trés importante pour le diagnostic!

18 février, 2008

Polykystose rénale :

Maladie rénale héréditaire Autosomique dominante, la polykystose rénale est la plus fréquente des néphropathies héréditaires de l’adulte, Le tissu rénal est complètement détruit par des formations kystiques ce qui provoque : des lombalgies, une hématurie (sang dans les urines), des infections urinaires, des lithiases rénales (calculs rénaux), une hypertension artérielle et à la longue une insuffisance rénale. D’autres atteintes peuvent s’y associer tels d’autres kystes du foie, du pancréas, des ovaires, de l’arachnoïde, des prolapsus valvulaire (mauvais fonctionnement des valves cardiaques), palpitations, arythmie cardiaque, des hernies, une diverticulose intestinale avec troubles du transit, des douleurs, des Sepsis(infection généralisée très grave). Sa prévalence dans la population générale varie de 1/400 à 1/3000, Les malades sont traités par dialyse, traitement très lourd et astreignant. Les complications de cette maladie sont multiples… En choisissant d’être donneur d’organes après votre mort, vous pourrez sauver une ou même deux personnes malades… Pensez y… coupe de rein normal
rein normal
Coupe de rein malade
rein malade
Deux reins polykystiques
Un rein malade

11 février, 2008

La dignité de l’homme, valeur normative dans un monde pluraliste :

«Avoir du respect pour l’homme signifie en effet tout d’abord voir l’autre comme source de vues, de désirs, de sentiments, d’appréciations, d’actes propres. En d’autres termes, c’est reconnaître la capacité de s’exprimer de l’homme : c’est ne pas voir l’autre comme subordonné à mes idées et mes désirs. Cela signifie aussi prendre l’autre au sérieux avec ses idées et ses désirs. Prendre les autres au sérieux cela signifie-t-il pour autant qu’on approuve sans plus leurs idées et leurs désirs, quels qu’ils soient ? Certainement pas. Une telle position serait d’ailleurs contradictoire. La personne qui veut être prise au sérieux dans ses vues ou désirs, ne veut justement pas que les autres applaudissent à ses idées tout simplement parce qu’ils comprennent que la reconnaissances ou l’approbation a autant d’importance pour la personne en question. C’est peut-être paradoxal mais tout un chacun veut que ses idées soient évaluées d’après leur propre valeur et qu’il soit respecté pour cette raison. La volonté d’être pris au sérieux, d’être respecté implique que l’on soit prêt à confronter ses idées à la vérité et à l’exactitude, ses propres désirs à la justice et à la bonté. Cela implique le risque d’être réfuté…La tolérance contemporaine qu’on loue tant n’est souvent rien d’autre qu’une indifférence cachée par rapport à l’autre, une négation de ce que l’autre pense et sent. Il n’est pas rare que cela soit en rapport avec le fait que l’on a renoncé soi-même à toute aspiration aux valeurs supérieures. La conséquence en est un pluralisme qui ne peut pas répondre à priori à la demande de l’autre à la reconnaissance de soi et de ce qu’il juge être vraiment vrai et valable…L’appréciation doit être donnée, non pas parce que les individus la désirent tant, mais parce qu’ils la méritent. Donner une appréciation sans mérite est une fraude. » Professeur Herman De Djin Professeur ordinaire à l’Institut Supérieur de Philosophie, Katholieke Universiteit Leuven.

07 février, 2008

Immunité :

Les problèmes, lot quotidien de tout un chacun… La gravité du problème est relative à la personnalité, aux habitudes problématiques et aux problèmes habituels de chacun… Les problèmes énormes le sont parce que généralement, ils excédent notre problématique habituelle, alors qu’ils seraient problématiquement habituels pour d’autres personnes… Ceci dit, l’évolution de la personnalité fait qu’on affronte de plus en plus de problèmes et l’effet cumulatif devrait faire qu’on a beaucoup plus de facilité à résoudre un problème déjà rencontré, cette facilité devrait logiquement s’accroître au fil des répétitions pour qu’à la nième fois, ce problème cesse d’être problème. Cet acheminement est hypothétiquement très correct, donc tout être humainement logique adhérerait à cette démonstration… Il n’est pas moins vrai que certains problèmes font effraction à cette démonstration ; plus on rencontre ces derniers, moins on peut les penser et moins on les pense moins on en résout et moins on en résout plus ils nous pèsent… Le refus de ces problèmes de s’incliner à la logique n’émane pas de ces derniers mais de nous… Le système immunitaire, défense incontournable de l’organisme humain est soumis à la même logique ; plus il est attaqué par les agents pathogènes plus il améliore ses tactiques pour riposter à la prochaine invasion ; donc à un moment donné si on exclue tout facteur de morbi-mortalité, il devrait arriver à un état d’invulnérabilité totale ! Mais ceci n’est pas le cas ! Si l’organisme est attaqué par plusieurs germes en même temps ou si les infections sont récurrentes, le système immunitaire s’épuise. Donc si on essaye de transposer ceci sur l ‘être humain, dans le sens spirituel du terme on arrivera à la conclusion que si plusieurs problèmes s’associent ou si un problème joue au boumerang, l’être humain ne pourra logiquement pas ou plus le ou les résoudre. Est ce une défaillance de nous, du concept d’apprentissage, de la nature ou de la logique ?

POST GARDE!

04 février, 2008

STRESS FATIGUE ET DEPRESSION

Stress, fatigue, dépression… Il est parfois difficile de faire la part des choses. Un stress peut déclancher l’apparition d’une dépression. Une grosse fatigue peut également révéler un état dépressif… Comment s’y reconnaître ?

La fatigue est la conséquence normale d’un effort intense, d’origine physique ou intellectuel. Les périodes de repos suffisent, en général, à récupérer. En revanche, la fatigue chronique (asthénie), qui ne cède pas au repos, est avant tout le signe d’un dysfonctionnement de l’organisme. Il ne faut en aucun cas la banaliser et toujours en rechercher la cause (infections, maladies endocriniennes, neurologiques…). La fatigue, dés le matin, non motivée par un état de stress ou un travail pénible et qui a tendance à disparaître en fin de journée est le signe d’un état dépressif.

Une fatigue passagère ou de caractère saisonnier se corrige par des psychostimulants, des vitamines, des minéraux et oligoéléments (magnésium, phosphore, fer, zinc, sélénium…) , des acides aminés (arginine, glutamate…). En revanche, une fatigue ne cédant pas aux antiasthéniques, ou plus intense, avec certains signes l’accompagnants (fièvre, amaigrissement, adénopathie…), nécessite une consultation médicale. Le stress induit des réactions biologiques :

Nerveuse (voie rapide), avec libération d’adrénaline et de noradrénaline. Ces catécholamines entraînent une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle, l’orientation de la circulation sanguine vers le cerveau et les muscles ainsi que la libération des acides gras dans les tissus graisseux pour fournir de l’énergie supplémentaire.

Hormonale (voie lente), avec libération d’ACTH par l’hypophyse qui entraînent la sécrétion de cortisol par la corticosurrénale. Ce glucocorticoïde prend le relais des catécholamines, augmente la production de sucres et favorise la résistance et l’endurance. Ces réactions hormonales ne sont pas purement réflexes et varient en fonction de l’événement stressant, de l’état du sujet et de l’excitation induite.

Un événement stressant est définit par les biologistes comme un choc soudain, imprévisible et incontrôlable. Il peut s’agir d’un fait heureux ou malheureux. Décès d’un proche, divorce, annonce d’une maladie, mutation dans le travail, chômage, licenciement, déménagement, voyage à l’étranger… L a vie n’épargne personne.

Il n’existe aucune preuve montrant que le stress peut provoquer une maladie. En revanche, le stress a –quoi qu’il arrive- un effet sur l’organisme.

La réaction dépend de notre attitude. Deux stratégies d’ajustement sont possibles : soit une attitude de lutte est éventuellement d’agressivité, soit une attitude de repliement sur soi et de dépression.

Une personne qui va réagir par la lutte va synthétiser deux hormones (adrénaline et noradrénaline) dont les effets sur le cœur et les vaisseaux peuvent entraîner des problèmes cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, hypertension, etc.).

Une personne qui réagit par la dépression va synthétiser une hormone (cortisol) qui affaiblit les défenses immunitaires, s’exposant ainsi à l’évolution plus rapide d’une maladie auto-immune, d’une infection ou d’un cancer. Encore faut-il que celui ci ait été déclanché auparavant.

Nous ne sommes pas toujours maîtres de la façon dont nous réagissons. La volonté ne suffit pas pour adopter telle ou telle attitude. Notre manière obéit à des paramètres biologiques.

Il est possible, par une psychothérapie, de modérer ses réactions face au stress.

Le mot « stress » est couramment et abondamment utilisé… En fait, le stress, un terme anglais signifiant « effort intense », « tension », se définit comme la réponse psychologique, physique et comportementale face à une stimulation ou à une agression de l’environnement. Il peut être stimulant et nous poussant à agir (travail, examen, sport…) ou, au contraire, destructeur, parce qu’il est trop intense et brutal. Les capacités d’adaptation de l’organisme sont alors débordées. Les conséquences du stress sur la santé physique et mentale sont nombreuses et variables : fatigue, irritabilité, nervosité, insomnie… Peuvent s’ajouter des symptômes digestifs (aérophagie, brûlures, crampes d’estomac, diarrhée…) ou l’apparition de certaines dermatoses (eczéma, psoriasis, herpes…). Une situation de stress permanente peut aller jusqu’à entraîner l’anxiété, puis une dépression qu’il ne faut surtout pas négliger en la considérant comme un simple « état de surmenage ». Faute de pouvoir supprimer les cause de stress, les manifestations mineures peuvent être traitées par des sédatifs légers, généralement à base de plantes (millepertuis, aubépine, valériane, passiflore…). La pratique régulière d’un sport et une alimentation équilibrée sont également recommandées pour atténuer un stress passager. En revanche, si les troubles persistent et gênent trop la vie quotidienne, il faut alors consulter un médecin.

-Dépression : ne la laissez pas s’installer. Tristesse, fatigue, insomnie… Les signes de la dépression sont variés. Mais il est important de bien distinguer les états dépressifs (vraie maladie qu’il faut traiter) des mouvement adaptatifs de l’humeur (pessimisme, anxiété…). La dépression n’est pas un « état d’âme », ni une petite « déprime ». Des symptômes, légers au départ, peuvent s’aggraver progressivement et devenir sévères. Il faut donc être très attentif à tout changement de comportement ou d’humeur qui dure dans le temps (plus que 15 jours). Un critère : le déprimé devient indifférent à ce qui lui plaisait auparavant. Mais il existe des « dépressions masquées » pour les quels les symptômes psychique sont au second plan. Le patient exprime sa douleur morale en termes de malaises physiques (douleurs, troubles digestifs, asthénie…). Les premières victimes sont les personnes de plus de 50 ans et les jeunes entre 20 et 30 ans. En raison des modifications hormonales, les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Attention, c’est une maladie qui récidive (plus qu’un patient sur deux), surtout dans les deux années suivant le premier épisode, qui est fréquemment associé à un geste suicidaire. Il est indispensable de consulter un médecin le plus tôt possible. La dépression se traite essentiellement par des antidépresseurs qu’il faut prendre suffisamment longtemps (au moins six mois).

- Le stress est accusé par tous les maux, même de faire grossir. Les comportements positifs, la relaxation, les exercices physiques, des plantes et huiles essentielles aident à le gérer, et ainsi, à ne plus compenser par un excès de nourriture.

Pour comprendre pourquoi le stress fait grossir certaines personnes, il faut définir l’état de stress, abusivement confondu avec l’anxiété et la dépression.

Le stress est une réaction naturelle de l’organisme pour s’adapter à toutes les situations imposées par les modifications de ‘environnement. Le bruit, une relation conflictuelle… sont des facteurs de stress ou « stresseurs », comme il devient d’usage de les appeler. Tant que l’organisme est capable de répondre à ces agressions, tout va pour le mieux. Mais s’il est dépassé par les événements, si la pression des stresseurs est telle qu’il ne maîtrise plus la situation, le stress devient un trouble de santé, prenant alors le sens pathologique qu’on lui prête habituellement.

Le stress évolue en trois phases, dites d’alarme, de résistance e d’épuisement. La première est une réponse immédiate au stresseur. Le signal d’alarme se déclanche au niveau de l’hypothalamus, région du cerveau considérée comme le centre de régulation du système nerveux végétatif , très impliqué dans les émotions et les sécrétions hormonales. A ce signal, les glandes surrénales libèrent de l’adrénaline (et de la noradrénaline en petite quantité) et les cellules nerveuses de la noradrénaline, ce qui permet à l’individu de répondre instantanément à la situation, psychologiquement et physiquement. Cela se traduit par une accélération du rythme cardiaque et respiratoire, une affluence de sang vers les muscles et le cerveau qui accroît la vigilance. Lorsque le stresseur perdure, l’hypothalamus stimule la synthétise d’une autre hormone par la surrénale, le cortisol, qui favorise la résistance au stress. Ainsi l’organisme mobilise ses réserves énérgetiques pour assurer sa défense.