23 janvier, 2008

HOMÉOPATHIE :

L’homéopathie est fondée sur une pratique médicale unique en son genre, dont les sources remontent à la tradition hippocratique. C’est une médecine de l’expérience qui repose principalement sur des données empiriques et conceptuelles. Elle suscite un engouement public et les médecins qui n’y ont pas recours se sentent tenus d’émettre à son propos opinions et jugements, le plus souvent intuitifs, parfois arbitraires, presque toujours non avisés. Le Conseil national de l’ordre des médecins français a reconnu que l’homéopathie est une méthode thérapeutique et qu’elle doit être réservée aux médecins et ce par la création d’un enseignement hospitalo-universitaire validé par un diplôme interuniversitaire et d’une formation médicale continue spécifique à l’homéopathie. Christian Friedrich Samuel Hahnemann est né le 10 avril 1755 à Meissen, en Saxe, au cœur du siècle des Lumières. Il est considéré comme le pére de l’homéopathie. Docteur en médecine et adepte de médecine expérimentale, il a écrit beaucoup de livres dans les quels il repoussait les traitements toxiques de son époque et mettait en avant l’hygiène de vie, le régime alimentaire, l’exercice physique, l’air pur et l’utilisation de bains froids à visée thérapeutique ; largement contesté par le milieu médical de l’époque il finit par renoncer à la pratique médicale qui ne le satisfaisait pas et se consacre à la chimie et la traduction ; c’est alors qu’il remarqua dans un article que le déclenchement artificiel d’une fièvre combattrait celle de la maladie naturelle et aurait les mêmes vertus curatives et posa alors l’hypothèse de similitude et fut élu membre de l’Académie des sciences de l’Électorat de Mayence. À partir de 1805, commence la publication de textes majeurs de la thérapeutique homéopathique tel Æsculape dans la balance. Hahnemann fonde l’homéopathie sur un trépied conceptuel comportant le principe de similitude, l’individualisation du malade et du médicament, l’infinitésimalité. Le principe de similitude est défini comme la possibilité qu’a une substance de provoquer chez l’homme sain certaines manifestations qu’elle peut faire disparaître chez l’homme malade. Ainsi, l’abeille dont la piqûre cause un œdème est source d’une préparation homéopathique agissant contre les œdèmes chez l’homme malade. L’individualisation du sujet a pour objet de définir sa constitution par un long interrogatoire précis et minutieux. L’individualisation du médicament et la personnalisation du traitement sont possibles grâce à l’expérimentation. La notion d’infinitésimalité correspond en fait aujourd’hui à une pharmacologie des hautes dilutions. La médication d’un sujet doit aussi être en accord avec sa constitution c’est à dire correspondre à sa morphologie et son tempérament qui le prédisposeraient à des pathologies, et orienteraient vers certains médicaments. Malgré ses débuts difficiles, l’homéopathie réussit à se développer après l’épidémie de choléra en 1830, grâce à son succès contre cette pathologie. L’évaluation de l’homéopathie a pour but de fournir une information neutre et objective. D’après ces études, l’homéopathie apparaît comme une thérapeutique aux sources beaucoup plus empiriques qu’expérimentales, et c’est à la lumière de cette réalité que son expertise clinique est effectuée. L’étude de l’efficacité clinique de l’homéopathie est récente. Selon les résultats d’analyses qualitatives et quantitatives globales de ces essais, les effets de l’homéopathie ne peuvent être attribués au seul effet placebo, ce qui donne une base objective à cette thérapeutique. Cependant, l’action d’un traitement homéopathique précis dans une pathologie donnée n’a pas encore été clairement établie. De nombreux facteurs, restent inconnus et l’homéopathie reste un vaste champ d’investigations. Référence : HOMEOPATHIE : POITEVIN Bernard (Docteur en médecine et président de l’Association française pour la recherche en homéopathie)

SHIATSU

Le Shiatsu est une discipline holistique impliquant l'être humain dans son entiereté qui s'inscrit dans la tradition orientale de prévention des maladies et du bon entretien de la santé. Thérapie officiellement reconnue au Japon, il est enseigné et pratiqué en Europe dans le respect de règles professionnelles strictes et contrôlées. Cette technique s'inscrit dans la filière particulièrement riche des techniques manuelles pratiquées depuis des millénaires en Extrême Orient. L'Inde aurait été le berceau de toutes ces disciplines corporelles de bien-être. Enseignées par des moines bouddhistes, elles se propagèrent d'un côté vers la Birmanie, le Cambodge, le Laos et la Thaïlande, de l'autre vers la Chine où elles se modifièrent sous l'influence conjuguée du Taoïsme et du Confucianisme. Au 7ème siècle environ, le Japon à son tour fut touché par ce phénomène, le TUI-NA et l'AN-MO virent le jour. Ces disciplines procédaient par vibrations, percussions et étirements. Au fur et à mesure la technique, chinoise à l'origine, devint japonaise et connut son apogée à l'époque EDO sous le nom d’AN-MA.(1616-1867) qui à la demande du gouvernement de l'époque, fut réservée aux non-voyants et évolua en une sorte de massage relaxant dénué de toutes connotations médicales. A la dynastie MEIJI (1868), l'AN-MA a eu un aspet plus médical et fut nommée SHI-ATSU (pression des doigts) et c'est seulement en 1954 que le SHIATSU fut reconnu officiellement par le Ministère japonais de la Santé comme une médecine à part entière. Le shiatsu est enseigné dans les règles de l’art par plusieurs organisations, telle la FFST (Fédération Française de Shiatsu Traditionnel) Toute pratique est un acte grave qui engage la responsabilité du praticien. Sa formation doit être sans faille, son comportement moral irréprochable. Il est contrôlé et sanctionné après examen par un certificat fédéral délivré par la FFST. De plus il a obligatoirement adhéré à un code de déontologie strict et fourni un extrait de casier judiciaire. Ajoutons que les praticiens et/ou enseignants sont sensés être en conformité avec les différents règlements fiscaux et administratifs, et avoir une assurance professionnelle. Le programme d'études de la FFST dure quatre ans et comprend 4 niveaux : -Shiatsu Métiers de l’Esthétique sans visée thérapeutique.-Initiation 1er degré qui permet de pouvoir faire un Shiatsu complet et adapté à la personne, avoir des connaissances théoriques de base de l’énergétique chinoise appliquées au Shiatsu ainsi que des notions simples mais cohérentes sur la constitution du corps humain, des principales fonctions en médecine occidentale-Initiation 2e degré pour la quelle il faut subir un contrôle de connaissances défini par le Livret Jaune en vigueur après avoir suivi un cours d'anatomie/physiologie dans un cadre agréé. -Praticien qui subira un contrôle de connaissance comportant une remise d’un mémoire, une présentation d’une étude de 10 cas réels, des épreuves écrites sur la théorie énergétique orientale et sur les pathologies… Une médecine dont le cursus n’est pas des moindres lui léguant une certaine crédibilité.

OXYGÉNOTHÉRAPIE :

Au début des années 1920, William Koch a voulu éradiquer le cancer par oxydation des "substances toxiques" qui le causeraient, puis élargit le champ des compétences curatives de l'oxygène à d'autres maladies, qui seraient causées par la présence de micro-organismes se développant dans des milieux pauvres en oxygène. Otto Warburg, biologiste allemand et Prix Nobel, considéré comme le père de la chimie métabolique par certains, faisait des recherches sur les processus d'oxydation dans les cellules vivantes, en particulier les cellules cancéreuses. Il a mis au jour le processus respiratoire des cellules et postula d'emblée que les cellules cancéreuses se développeraient dans un milieu pauvre en oxygène et qu'un apport important en oxygène devrait les ralentir, voire les éliminer. En principe, dans des conditions normales, l’air inspiré par un sujet contient 20,9 p. 100 d’oxygène et doit être considérée comme oxygénothérapie toute thérapeutique qui consiste à faire respirer un mélange gazeux dans lequel la PiO2 est supérieure à 0,209 bar; il peut s’agir d’une oxygénothérapie normobare ou hyperbare. L’administration d’oxygène normobare se fait essentiellement par voie pulmonaire, elle peut être : en ventilation spontanée ou contrôlée. Alors que l’oxygénothérapie hyperbare (OHB) est réalisée dans des enceintes étanches dans lesquelles la pression ambiante est supérieure à 1 bar. On distingue: les caissons monoplaces et multiplaces. Les indications de l’oxygénothérapie sont très vastes et recouvrent pratiquement tout le champ de la médecine d’urgence et de la réanimation. L’oxygène est bien LA molécule la plus fameuse: besoin en oxygène des cellules, élimination des "toxines" ou oncothérapie par suroxygénation… La fascination que provoque l’oxygène a ouvert la porte aux pratiquants de « thérapies » à l’oxygène, cette patamédecine le préconise en inhalation ou absorption. Les raisons de la thérapie à l'oxygène seraient justifiées car fournir au corps cette molécule serait comme une remontant pour les gens en bonne santé, et un moyen de fournir une arme médicale supplémentaire contre toutes sortes de maladie, voire même le cancer ou le SIDA. Les sites Internet relatif à cette thérapie font état de patients atteints de tuberculose, d'arthrite, de maladies de coeur, cancer,… qui auraient été guéris par une suroxygénation avec des taux de réussite défiants toute concurrence, et postulent qu’il existe une conspiration des grands laboratoires et des autorités médicales afin d'étouffer ce principe de base curatif et fort peu onéreux dans le but de vendre toujours plus de médicaments et d'antibiotiques. De même que pour l’oxygène inhalé, l'eau à laquelle on ajoute de l’oxygène sous pression vendue en bouteille notamment aux sportifs augmenterait leurs performances et leur permettrait de mieux récupérer. La vente du peroxyde d'hydrogène et d'Ozone est une autre fantaisie fort appréciée par les adeptes de cette thérapie. Le peroxyde d'hydrogène (H2O2) est un composé que l'on retrouve fréquemment dans les pharmacies sous forme de solution diluée de peroxyde d'hydrogène utilisée en tant qu'antiseptique ou employée pour se rincer la bouche ou pour traiter les petites coupures. à des concentrations supérieures à 3%, il peut être très corrosif pour les tissus et causer de sérieuses brûlures. Sa consommation peut être cause d'embolie et il est connu comme étant une génotoxine (substance qui altère le matériel génétique). Utilisé dans les oxygénothérapies, à une concentration de 35%, il peut causer de sévères brûlures mais il est décrit par les adeptes de la thérapie à l'oxygène comme "bon pour une multitude d'usages aussi bien intérieurs qu'externes" parce que "nos corps manquent de peroxyde d'hydrogène nécessaire pour fonctionner correctement » … Le peroxyde d'hydrogène à 3% que l'on trouve dans les pharmacies serait impropre dans le cadre de l'oxygénothérapie à cause du conservateur qu’il contient ce dernier réduisant l'efficacité de la solution. L'ozone est un gaz à température et pression ambiantes avec une odeur particulièrement forte, caustique et irritante. Cette odeur peut occasionnellement se faire sentir après que la foudre soit tombée, lors d'un violent orage. L'ozone (O3 ) est soluble dans l'eau, formant différentes espèces chimiques dont les radicaux hydroxyles. Respirer de l'ozone peut causer de sérieuses irritations des poumons et des muqueuses ainsi que des altérations des tissus pulmonaires semblables à celles consécutives à des radiations ionisantes. Les déclarations de bénéfices, issus de l'oxygénothérapie, pourraient être vrais, mais restent non prouvés. Si l'ingestion de peroxyde d'hydrogène, ou l'inhalation d'ozone, étaient cause d'améliorations psychologiques tels qu'une stimulation ou une diminution de la dépression, cela peut être entièrement dû à l'effet placebo. La situation rappelle un peu les déclarations faites concernant les bénéfices psychologiques de la consommation d'eau au radium. Au tournant du siècle, des personnes âgées étaient convaincues d'être beaucoup plus en forme (surtout pour ce qui est de leurs performances sexuelles) après un régime à base de consommation d'eau radioactive ! Les « oxygénothérapeutes » déclarent que la consommation de peroxyde d'hydrogène et l'inhalation d'ozone sont sans dangers, mais reconnaissent qu'il est possible d'avoir des nausées, des insomnies, une fatigue anormale, des éruptions cutanées, de la diarrhée, des infection, des furoncles… qui seraient les manifestations du processus normal d'un "nettoyage" et déclarent que les enzymes présentes dans le corps sont pleinement capables de protéger contre tout dommage infligé par les radicaux libres, aux cellules saines pendant la thérapie. Référence : -L’oxygénothérapie : NOTO René : médecin colonel anesthésiste réanimateur chargé de l’enseignement de la médecine d’urgence et de la médecine de catastrophe au service de santé des armées. http://www.legifarma.gouv.fr http://www.fasebj.org http://www.quackwatch.org http://www.didier-pol.net

L'ASTROLOGIE MEDICALE

L'Astrologie Médicale est la pseudoscience la plus populaire et la plus répandue de nos jours. Son application dans le domaine médical porte le nom d’astrologie médicale qui existait déjà à l'époque de Hippocrate. Elle repose sur l'action des planètes sur la santé « Le corps humain est composé en grande majorité d'eau, il subit donc des influences des Planètes comparables à celles des marées qui sont influencées par la Lune ». Elle permettrait de faire des prédictions sur l'état de santé à venir de chacun en fonction de son signe, de son thème astral et permettrait de prendre en main sa destinée en évitant les pathologies auxquelles il est plus sensibles. Les "conseillers en astrologie médicale" sont aussi capables de déterminer un type de pathologie associé à un signe astrologique donné, d'établir des correspondances planètes/organes. Le "terrain de santé" est déterminé par le signe solaire car "le soleil représente l'énergie, la vitalité qui diffère selon les signes. L'ascendant qui est déterminé par l'horizon 'Est' au moment de la naissance, joue aussi un rôle important dans la santé ainsi que les planètes qui sont en corrélation avec les organes. Ainsi, une planète va vitaliser certains organes ou au contraire les fragiliser" Le thème astral se manifesterait dans notre corps "par exemple, un enfant Bélier ascendant Sagittaire, a beaucoup d'énergie…Si cet enfant est malade, son organisme va manifester de fortes poussées de fièvre" Ainsi ; -Les personnes du signe du Cancer devront se méfier des maladies touchant le système digestif et du cancer des seins pour les femmes, -Les Scorpions doivent se méfier des affections touchant la sphère génitale, -Les Béliers, doivent surveiller "la tête et le crâne (migraines, insomnies...)", -Le Taureau doit prendre garde à "son cou et sa gorge", -les Vierges doivent se méfier "de la zone du ventre (abdomen, pancréas...)", -Le Poisson doit surveiller ses pieds,… De même pour l'astrologie chinoise ; les personnes du signe du Chien par exemple, sont sensibles des dents ou des oreilles, alors que ceux du Coq devront faire attention à leurs cordes vocales… En astrologie médicale, le signe zodiacal ne suffit pas à tout expliquer, par exemple, Mars a différents effets selon que la planète est dans le Bélier, le Cancer ou le Sagittaire. Dans le premier cas, Mars "donne une tendance aux coups de soleil, à l'hémorragie ou à la congestion cérébrales, à l'inflammation des méninges, à la fièvre cérébrale et au délire, aux élancements à la tête, à l'insomnie et aux blessures à la tête", lorsqu'elle est dans le Cancer,"elle donne tendance à la fièvre de lait, à la dyspepsie, à l'inflammation, aux ulcérations et aux hémorragies de l'estomac". L’astrologie médicale traite aussi de la nutrition se basant sur Des connaissances nutritionnelles utilisées "depuis l'aube des temps" : L’alimentation doit être adaptée aux besoins de chaque personne et aux spécificités de son métabolisme, d’où une alimentation correspondant au signe solaire et au signe Ascendant ainsi qu'aux Planètes affligées et donc chaque personne a un "plan astro-chrono-alimentaire" avec des correspondances "phytho-zodiacales"… L’absence de diagnostic médical réel ouvre la voie aux pseudo diagnostics de l'astrologie médicale car leur simplicité est leur principal avantage. Mais le plus regrettable est le sentiment de résignation injustifié que peut faire naître cette thérapie astrale, résignation qu'il est bon de balayer en effaçant ce message morbide, prédestinés et imposés, pour celui de l'espoir. Références: http://www.astrosante.com/associations.htm http://www.astromail.fr/ http://www.pseudo-sciences.org/web/article.

KINESIOLOGIE

La kinésiologie se développe depuis trente ans dans le domaine de la santé. Les auteurs parlent d'une "intuition", plus ou moins construite autour d'une base physiologique ou fonctionnelle donnée avec des éléments d'autres doctrines. La kinésiologie par des tests musculaires simples et précis, "interroge" le corps et recherche la nature, le lieu, l'intensité, l'histoire, l'origine des blocages -une énergie parasite ne vibrant pas en harmonie avec l’énergie primordiale ou mettant en résonance la zone énergétique bloquée donne la maladie- afin de pouvoir, par des exercices appropriés, y porter remède. Selon ses défenseurs, le but de la kinésiologie éducative ou édukinesologie (qui prône l’existance d’un cerveau et droit) est d'aider l'intégration des hémisphères droit et gauche du cerveau pour certaines activités telles que parler, écrire, se mouvoir, voir, entendre, se souvenir … Ce texte trouvé dans un dépliant publicitaire reprend en bref les principes de la kinésologie : " On remarque le plus souvent que notre "ordinateur biologique", est mal programmé chez la plupart d'entre nous. Par des tests musculaires simples nous pouvons comprendre comment est organisée la personne testée, quelle est sa dominante, comment est organisée la communication entre cerveau-oeil, cerveau-oreille, cerveau-main, etc... Nous pouvons mieux comprendre quels en sont les freins, ou blocages, et comment nous pouvons y apporter remède. Ce sont ces blocages qui sont le plus souvent à l'origine des difficultés rencontrées dans les différentes étapes de l'apprentissage, quel que soit notre âge. Ce sont eux aussi qui favorisent en partie l'installation du stress, des difficultés de concentration, de communication ou même créent des tensions musculaires gênant la posture. On a pu constater que le corps porte en lui les solutions permettant de faire disparaître ces blocages, par des tests appropriés la kinésiologie peut interroger le corps et donc comprendre et lire les réponses que le corps est en mesure d'apporter lui-même aux problèmes rencontrés. Par des exercices simples on peut alors l'aider à s'auto-corriger : lorsqu'on donne au corps les moyens nécessaires pour faire disparaître ces blocages, on constate très rapidement une nette amélioration pour tout ce qui concerne les activités les plus simples telles que lire, écrire, voir, entendre, se souvenir. Les deux hémisphères cérébraux sont reliés entre eux par une sorte de pont nommé le "corps calleux", qui par un faisceau complexe de fibres nerveuses, permet la communication et la coordination entre ces deux parties du cerveau. Si, pour une raison quelconque, cette liaison ne fonctionne pas de façon correcte, ou, si elle est interrompue, on voit apparaître chez la personne des troubles très importants et en tout cas très handicapants. Chacun des hémisphères à une fonction bien précise.Le cerveau droit est celui des "réflexes", il perçoit la globalité dans une situation donnée. Il permet de reconnaître une mélodie à partir de deux notes ou de reconnaître des visages dans la foule. Il est le pilote de la partie gauche du corps. Le cerveau gauche est "analytique", il décompose l'information en unités minimales et la traite de façon séquentielle. Il est le siège de la parole et de la logique. Il pilote la partie droite du corps, ce qui en a fait le chouchou de nos systèmes éducatifs, car il est l'hémisphère de la logique, que notre vieille culture cartésienne cultive avec dévotion. Il n'y a pas de priorité d'un hémisphère sur l'autre mais, bien au contraire, complémentarité, et c'est justement le manque de liaison rapide entre les deux qui est à l'origine des blocages dans les phases d'apprentissage, d'expression, de communication. Si l'on parle de dominance, en kinésiologie éducative, c'est plutôt pour rechercher lequel des deux hémisphères est plus facilement utilisé par la personne, dans une situation donnée, et pourquoi elle a du mal à intégrer et à utiliser la totalité des possibilités dont elle peut disposer." Partant d'un test musculaire censé déterminer où, quand et comment la coordination interhémisphèrique cérébrale est présente, le kinésiologue établit un bilan de ce qu'il pense être une dysharmonie cérébrale, et par des exercices musculaires et gymnastiques entreprend de rééduquer le cerveau à travers ses connexions musculaires. Les résultats positifs obtenus lors de séances de brain gym ("gymnastique cérébrale") avec de jeunes enfants est une réalité qui pourrait aussi trouver comme raison la prise en charge plus complète d'enfants à "problèmes" sur lesquels les éducateurs focalisent davantage leur attention. Mais, la loi des cinq éléments, la loi des sept dimensions, les sept tests baromètrés, les quatre stades de l'évolution et les douze formes de renversement énergétique…sont tous des éléments de la formation proposée en kinésologie qui nous laissent poser un grand point d’interrogation vis à vis de la crédibilité de cette « thérapie » et la classent volontiers dans la case des patamédecines vu l’ésotérisme (caractère de ce qui est impénétrable, énigmatique) de ces propos. Référence : -La Kinésologie : Dr Jean-Marie ABGRALL.

INSTINCTOTHERAPIE

La "guérison par l'alimentation crue" Son principe de base est de se servir de son instinct alimentaire pour la sélection de sa nourriture, avec l'ordonnât qui exprime les besoins de notre organisme, et prévenir voire guérir ainsi la plupart des maladies. Toutefois, cet instinct ne fonctionne que sur la base d'une alimentation dite "originelle", ou encore "d'avant la découverte du feu" : viandes et de poissons crus, de fruits et légumes non épluchés. La variété est assurée, mais les repas sont coûteux malgré le peu de préparation nécessaire D'après les premières expériences des découvertes du fondateur Guy-Claude Burger, "les maladies les plus diverses guérissent comme par enchantement : diabète, épilepsie, leucémie, cancer, névroses, artérioscléroses infarctus, cataracte, infections, allergies, rhumes, bronchites, maladies d'enfants, insomnies, cauchemars, indigestions, migraines, acné, cheveux gras, calvitie, folliculite, surmenage, stress, distraction, nervosité, timidité, dépression, obésité,... ".

LA GEMMOTHERAPIE

C'est dans les années 1960 qu'un homéopathe belge eut l’idée que les bourgeons de plante pouvaient constituer une thérapeutique efficace. La gemmothérapie a très vite intéressé quelques biologistes qui eurent l'idée d'étudier les modifications biologiques obtenues chez le lapin après administration de préparations gemmothérapiques, en particulier les modifications obtenues sur les tests de floculation de protéines plasmatiques.

LA BIOTHERAPIE GAZEUSE

Présentée comme une médecine de terrain dérivée de l'homéopathie, la biothérapie gazeuse procède par injection de gaz dilués et dynamisés. Crée par le Docteur Fix, elle est censée agir sur les allergies, où elle revendique 70% de bons résultats, et sur les rhumatismes où elle prétend à 60% ou 70% de réussites, principalement dans le syndrome du canal carpien et dans les arthroses du genou. Son succès dans les névroses de deuil et les syndromes anxiodépressifs s'explique quant à lui par la prise en charge renforcée du malade et par l'effet placebo de la technique. Ses défenseurs la préconisent dans un ensemble de pathologies pédiatriques : retard scolaire, troubles du caractère, difficultés de concentration, aussi bien que dans les ectomies testiculaires. Cette technique ne se base sur aucune base théorique et n'a fait l'objet d'aucune démonstration clinique

CRENOTHERAPIE ET CLIMATOTHERAPIE

Le nombre des cures thermales dans le monde dépasse 10 millions par an. Cette thérapeutique est donc un fait massif, du point de vue sanitaire, économique et social. Dans le cas d’un asthmatique insuffisamment amélioré par un traitement médical persévérant la conduite à tenir peut être la suivante ; son médecin choisit une station de cure, transmet les informations nécessaires au consultant thermal et remplit éventuellement le certificat destiné à la Sécurité sociale. Le malade, dès son arrivée à la station, est examiné par le consultant thermal, qui lui prescrit une cure adaptée, en surveille les réactions, et en modifie les modalités au fur et à mesure. La cure est un ensemble, qui comprend une ingestion d’eau médicinale, combinée aux applications externes d’eaux et de gaz thermaux une diététique, une cure d’exercice, le repos, la rééducation respiratoire, la réduction ou la suppression de certains médicaments, la psychothérapie. L’asthmatique n’attend pas un résultat immédiat mais une amélioration durable. La crénothérapie forme donc un ensemble thérapeutique complexe qui, situé dans un plan de longue haleine, vise à retarder l’heure de la corticothérapie. On envisagera successivement les cures thermales, les cures climatiques et la thalassothérapie. Les cures thermales Les eaux minérales L’eau est un minéral, mais la dénomination d’eau minérale est réservée très souvent aux eaux douées de propriétés thérapeutiques et utilisées conformément à des règles qui garantissent leur pureté bactériologique et la stabilité de leur composition chimique. Le captage et le conditionnement doivent préserver leur caractère naturel, il est interdit de les filtrer et de les stériliser. Les propriétés thérapeutiques de la plupart des eaux minérales diminuent avec le temps, parfois très vite. Il est donc indispensable aux malades de se rendre sur place. C’est la raison d’être des stations et des cures thermales. On peut classer les eaux minérales de bien des manières. La classification chimique usuelle distingue plusieurs familles: les eaux bicarbonatées carbo-gazeuses; sulfatées... On rattache aux stations thermales celles qui mettent en œuvre des boues ou des émanations de gaz thermaux. On peut encore classer les eaux minérales d’après la façon de les appliquer aux malades : en contact direct avec les lésions dans les affections dermatologiques, naso-sinusiennes... par l’hydrothérapie externe: en pathologie ostéo-articulaire, neurologique, veineuse... ou par la cure de boisson pour les affections de l’appareil digestif, urinaire, certains cas de pédiatrie et de gériatrie. Dans bien des cas, cures thermales et cures climatiques se complètent. Il existe une relation entre la composition des eaux minérales et leurs propriétés thérapeutiques, ceci dit, des eaux de composition très voisine, soulagent des maladies bien différentes et des eaux très différentes obtiennent parfois des résultats similaires. En définitive, c’est l’expérience accumulée de longue date par le corps médical qui gouverne l’orientation des malades vers telle ou telle station. Indications et contre-indications des cures thermales Les cures thermales sont réservées aux malades chroniques et aux convalescents des maladies aiguës. Elles sont donc contre-indiquées au cours même des maladies aiguës, sauf l’eczéma. Elles le sont également dans les cancers et tuberculoses, l’hypertension artérielle sévère, l’insuffisance cardiaque, rénale et hépatique, ainsi que dans la sénilité extrême. Les malades mentaux doivent être dirigés vers des stations spécialisées. Le but des cures prescrites à la convalescence des maladies aiguës est la guérison ou la prévention des séquelles. Dans les infections chroniques, les cures ont une action originale, qui les rend précieuses en complément des autres traitements. Par exemple, en rhumatologie et en neurologie, elles sont irremplaçables pour lutter contre la douleur et l’impotence. En pathologie respiratoire, pour atténuer les réactions allergiques et renforcer les défenses de l’organisme contre les infections. De même en pathologie cutanée et gynécologique. Dans les maladies des artères, elles sont un des meilleurs moyens de développer la circulation collatérale. Dans les séquelles de phlébites, leur action sur l’œdème et les sensations de lourdeur est unique. En pathologie digestive, elles seules corrigent des troubles fonctionnels rebelles. Dans la migraine, elles réussissent souvent là où tout médicament échoue. Chez les malades mentaux légers, elles offrent un type de traitement qu’il est de plus en plus rare d’obtenir en ville. Chez les enfants, dont la sensibilité aux cures est extraordinaire, elles corrigent les méfaits de la vie urbaine. La place des cures thermales en médecine sociale découle de leur efficacité aux deux extrémités des processus morbides. Avant l’éclosion des accidents sérieux, c’est leur effet préventif. Après la phase évolutive, pour effacer les séquelles, c’est leur effet réparateur. Leur rendement pour prévenir les arrêts de travail et réduire les invalidités est remarquable. Les cures climatiques Les éléments thérapeutiques des climats sont la situation géographique, la nature du sol et du sous-sol, la température et la pression atmosphérique, la composition et la pureté de l’air, les vents et surtout l’ensoleillement. L’exposition au soleil, méthodiquement conduite, est l’héliothérapie. Ses effets les plus intéressants sont dus aux rayons ultraviolets. L’héliothérapie est contre-indiquée dans la tuberculose pulmonaire, tandis qu’elle est utile dans les tuberculoses extra-pulmonaires, les psoriasis, certaines maladies de la peau, le rachitisme, et ce qu’il est convenu d’appeler chez l’enfant le lymphatisme. L’héliothérapie se combine avec les cures d’altitude, de plaine et de bord de mer. Les climats d’altitude ont de remarquables effets stimulants. Ils conviennent à certains asthmatiques, aux tuberculeux pulmonaires après la cessation de la fièvre et aux formes extra-pulmonaires de la tuberculose. Certains climats de plaine ont des propriétés remarquables sur l’appareil respiratoire et le système nerveux. Les climats marins seront évoqués à propos de la thalassothérapie. La thalassothérapie La thalassothérapie est l’emploi thérapeutique des éléments du milieu marin. Elle englobe deux types de traitements, appliqués ensemble ou séparément: la cure héliomarine et la rééducation en piscine d’eau de mer. La cure héliomarine exploite les effets thérapeutiques des climats marins et du bain de mer. Avant la découverte de la streptomycine et de la chimiothérapie, la tuberculose ostéo-articulaire de l’enfant ne guérissait que dans certains climats, aujourd’hui la fonction de la cure héliomarine est de hâter et d’encadrer l’acte chirurgical. D’autres indications de la cure héliomarine sont le rachitisme, l’allergie respiratoire, certaines maladies de la peau... La rééducation en piscine d’eau de mer connaît actuellement une expansion méritée. La valeur des piscines d’eau de mer, comme des piscines thermales, découle des propriétés suivantes: le principe d’Archimède supprime la pesanteur des segments immergés et permet des mouvements impossibles autrement; le réchauffement des muscles est un préalable à toute rééducation; les contractures musculaires s’atténuent dans l’eau chaude, la circulation s’améliore, la pression hydrostatique favorise la résorption des œdèmes; le bain est analgésique... De nombreuses catégories de malades bénéficieraient de ce traitement: les victimes des accidents de la route, des traumatismes professionnels, certains rhumatismes chroniques… En Tunisie, ce domaine n’a pas encore vu le même l’essor que dans pays européens et prend des allures de caprice de bourgeois sans couverture médicale très développée mais reste sans doute très prometteur. Référence : -Crénothérapie et Climatothérapie : Dr BESANÇON François (Professeur à la faculté de médecine de Paris)

CHROPRAXIE ET MANIPULATIONS CRANIENNES:

Outre des conseils de mode de vie, la chiropraxie, pratiquée depuis Hippocrate, se fonde sur des manipulations des diverses articulations et du dos. Le terme de "chiropraxie", signifiant littéralement "fait par la main" (keiros = main, praxis = l'action, la pratique). La chiropraxie moderne fut fondée en 1895 et elle constitue aujourd'hui une des plus importantes médecines alternatives. Elle est consacrée à la prévention et au traitement des maladies par des moyens non médicaux et non chirurgicaux. Elle a principalement recours à des conseils d'ordre psychologique, sanitaire, hygiénique et nutritionnel ainsi qu'à des manipulations de la colonne vertébrale et des articulations. Cette pratique repose sur le principe selon lequel ces manipulations restaurent les fonctions normales des articulations, ce qui permettra aux patients de recouvrer la santé. Les chiropracteurs utilisent la radiographie plus souvent que les ostéopathes. (L'ostéopathie fait essentiellement appel aux massages et aux manipulations portant sur toutes les parties du corps mais plus spécifiquement sur le crâne et la colonne vertébrale, où les nerfs et les vaisseaux sanguins pourraient être compressés.) La théorie de la subluxation qui est le centre et le fondement même de la chiropraxie repose sur une notion vitaliste selon laquelle la santé est une conséquence des flux de force vitale nommée "l'intelligence innée", allant du cerveau jusqu'au reste du corps via la moelle épinière et les nerfs périphériques. Toutes les maladies, d'après les chiropracteurs, résulteraient d'une rupture du flux de cette intelligence innée ou d'une mauvaise circulation de l'énergie vitale (interférences énergétiques). L'interruption du flux serait causée par des subluxations vertébrales, qui sont des petits désalignements de la colonne vertébrale, qui comprimeraient les nerfs vertébraux. Ainsi par exemple, une maladie du foie serait causée par une subluxation qui comprimerait le nerf vertébral approvisionnant le foie… Les chiropracteurs traitent cette maladie en arrangeant ces dérèglements par la manipulation (les "ajustements"). Ces subluxations seraient dans la majorité des cas indolores et donc imperceptibles par le malade, seul le chiropracteur serait en mesure de les détecter et de procéder à des "ajustements" curatifs. Le diagnostic repose sur la seule confiance qu'on peut porter en son praticien, deux chiropracteurs pouvant ne jamais s'accorder sur la nature et la localisation des subluxations chez un même patient. Les principes de base de la chiropraxie n'ont jamais été éprouvés par la recherche. Beaucoup de chiropracteurs s'opposent d'ailleurs aux mesures de santé publiques telle que celle de la vaccination des enfants. Tandis que d'autres instillent à leurs patients un sentiment de méfiance envers la médecine. La maladie ne serait pas la conséquence d'un virus, ni d'une bactérie…, car "la maladie vient de l'intérieur du corps tout comme la guérison" L'étude Rand énuméra une longue liste de cas dans lesquelles la manipulation de la colonne vertébrale ne devait pas être pratiquée, telle que la compression des nerfs. D'autres contre-indications comprennent entre autres les manipulations d'une durée de plus de 6 mois : les tumeurs malignes, l'absence de réactions aux manipulations passées… Ils conclurent aussi qu'il n'y avait pas suffisamment de preuve justifiant le recours à la manipulation pour la plupart des formes de douleurs chroniques du dos. L'étude n'apporte en fait aucun soutien à la théorie de la subluxation chiropratique ni à la portée de sa pratique. Elle ne fait pas non plus de comparaison entre la manipulation et d'autres formes de traitements pour les douleurs dorsales. La seconde étude est l'étude Meade publiée dans le British Medical Journal en 1990. L'étude conclut que "Pour les patients avec des douleurs au dos pour lesquels les manipulations ne sont pas contre-indiquées, la chiropraxie confère presque certainement un bénéfice à long terme en comparaison avec une médicalisation externe". La recherche qui a été faite sur l'efficacité de la chiropraxie peut se résumer dans le fait que les manipulations de la colonne vertébrale jouent un rôle dans le traitement symptomatique des douleurs du dos basiques, cependant, elle nécessite de meilleures études. Il existe plusieurs traditions qui diffèrent au sein de la chiropraxie, et aucune définition ne peut s'appliquer à tous les chiropracteurs. Une étude entreprise par le Pr. Edmund Crelin étudia la quantité de force nécessaire pour déplacer des vertèbres de la colonne dans le but d'impacter le nerf vertébral. L'étude fut menée sur six cadavres 8 heures après leur mort. Ses conclusions sont que la quantité de force nécessaire pour réellement déplacer une vertèbre doit être assez puissante pour briser la colonne vertébrale, ce qui confirme que la manipulation chiropratique ne peut pas affecter significativement l'alignement vertébral, et qu'un désalignement ne comprime pas les nerfs, des nerfs vertébraux peuvent être pincés ou touchés, mais cela est dû à des hernies discales, des fractures, des tumeurs ou une excroissance des os de la colonne. Avoir un ou des nerfs vertébraux coincés est très douloureux et occasionne une sensation d'engourdissement, cela peut être cause de perte de réflexes et de faiblesses des muscles dépendants des nerfs touchés. Un petit nombre de chiropracteurs pratiquent aussi la thérapie manipulatoire crânienne. Ils nomment leur version craniothérapie, bien que les mécanismes soient les mêmes en ce qui concerne les intentions pratiques. L'ostéopathie crânienne - également connue sous le nom de thérapie crânio-sacrée - fut développée par William G. Sutherland qui publia le premier article à ce sujet au début des années 1930. Le "système crânio-sacré" comprend la moelle épinière, le liquide cérébro-spinal, les méninges, les os du crâne et l'épine dorsale. Ses partisans affirment : -Que le cerveau humain produit des mouvements rythmiques à une cadence de 10 à 14 cycles par minute, une périodicité sans rapport avec la respiration et le pouls. -Que des petites pulsations crâniennes peuvent être ressenties du bout des doigts. -Que des perturbations dans le flux normal du fluide cérébro-spinal sont généralement cause de maladie. -Que libérer ces restrictions permet au corps de retourner à la normale. Ceci est possible en effectuant une pression sur le crâne du bout des doigts (la pression en question est un petit coup ferme, sans douleur et précis sur le côté de la tête) De nos jours, le partisan le plus célèbre outre-Atlantique de cette thérapie est John Upledger, fondateur de l'Institut Upledger de Floride. Il a publié plusieurs articles sur le sujet, bien que son travail ne soit pas reconnu comme valable par la communauté scientifique. La critique la plus importante fut publiée en 1999 par le British Columbia Office of Health Technology Assessment, qui conclut en disant que la théorie restait invalide et que les praticiens étaient incapables de mesurer d'une manière crédible et fiable les modifications qu'ils déclaraient apporter. Références : http://corpsalain.ca/chiro-specifique.htm http://www.ncahf.org/ -Les charlatans de la santé : Jean-Marie ABGRALL-Histoires parallèles de la médecine. Des Fleurs de Bach à l'ostéopathie : Thomas Sandoz-Le sommeil de la raison : Norbert Bensaïd -Manipulation Crânienne : Dr. William T. Jarvis

REFLEXOLOGIE

La réflexologie fut introduite aux USA en 1913 par le Dr William H. Fitzgerald (1872-1942), spécialiste ORL qui l'appela la "thérapie de zone" (Zone therapy). Il utilisait des lignes verticales pour diviser le corps en 10 zones. Eunice D. Ingham (1899-1974) poursuivit en développant la réflexologie dans les années 1930 et 1940, se focalisant sur les pieds. Mildred Carter, ancien étudiant d'Ingham, promut plus tard la réflexologie plantaire comme méthode de thérapie miraculeuse. La réflexologie repose sur une notion stipulant que chaque partie du corps est représentée dans les mains et les pieds, et que le fait d'effectuer une pression sur des aires spécifiques des mains ou des pieds peut avoir des effets thérapeutiques réels dans toutes les autres parties du corps. La plupart de ses partisans affirment : -que le corps est divisé en 10 zones longitudinales, 5 de chaque côté du corps. -que chaque organe ou partie du corps est représenté dans les mains et les pieds. -que le praticien est en mesure de diagnostiquer des anomalies rien qu'en touchant ou en palpant les mains ou les pieds. -que masser ou presser chaque aire peut stimuler les flux d'énergie, le sang, les éléments nutritifs, et que les nerfs réalisent une impulsion à la zone corporelle correspondante, et de ce fait, soulage de la maladie dans la zone concernée. La grande majorité des réflexologues affirment que leurs pratiques évacuent le stress, ce qui est probablement correct en ce qui concerne le stress de tous les jours. Un grand nombre de ses partisans déclarent que la réflexologie plantaire peut nettoyer le corps de toutes ses toxines, augmenter la circulation, aider à la perte de poids et améliorer la santé des organes partout dans le corps. D'autres rapportent des succès dans le traitement des maux d'oreilles, de l'anémie, de l'incontinence, de la bronchite, des convulsions infantiles, des hémorroïdes, du hoquet, de la surdité, de la perte des cheveux, des emphysèmes, des maladies de coeur, de l'hyperthyroïdie, des calculs rénaux, des enfoncements rectaux, des troubles du foie, de la cryptorchidie, du cancer de la prostate, de la paralysie intestinale, de la cataracte et de l'hydrocéphalie. Ils affirment "équilibrer l'énergie et ainsi accélérer la guérison n'importe où dans le corps." Un praticien affirme même avoir allongé une jambe qui était plus courte que l'autre de 3 centimètres. La réflexologie n'étant pas reconnue par le corps médical, il n'existe pas de formation conventionnelle pour sa pratique. Ceci dit, certains cours peuvent être donnés. L'organisme le plus connu outre-atlantique, dans cette catégorie, est le International Institute of Reflexology de St Petersburg en Floride.Le site web de l'institut déclare : "La Méthode Ingham™ de Réflexologie est utilisée principalement dans un objectif de relaxation. Les docteurs sont d'accord avec le fait que plus de 75% de nos problèmes de santé peuvent être liés au stress nerveux et à la tension. La réflexologie améliore le fonctionnement des nerfs et du sang, et aide la nature à retrouver son état normal." Une brochure d'un séminaire dit: "Comme le réflexologue travaille sur chaque réflexe, cela permet de relâcher le stress et la tension dans les zones correspondantes ou les zones corporelles, aussi bien qu'une relaxation totale. Le relâchement de la tension permet de débloquer les impulsions nerveuses et améliore la circulation sanguine dans tout le corps. Parce que la réflexologie travaille de l'intérieur, elle a un effet équilibrant sur chaque glande, organe ou partie du corps..." Certains profitent de leur statut de masseur-kinésithérapeute pour s'adonner à la réflexologie beaucoup plus rentable. La réflexologie n'est rien d'autre qu'un massage de pieds temporairement relaxant qui n’est basée sur aucune réalité scientifique, une patamédecine qui pourrait être un passe-temps amusant si ses prix n’étaient pas si exorbitants (entre 35 et 100 euros la séance). Référence : -LA REFLEXOLOGIE : Dr Stephen Barrett http://www.quackwatch.org

L'IRIDOLOGIE

Il s'agit d'une technique uniquement diagnostique, ou du moins qui se prétend comme telle. Elle consiste en la pratique de "l'iridoscopie", ce qui veut dire : examen de la structure et de la pigmentation de l'iris. Les physionomistes avaient déjà remarqué que l'oeil variait dans son expression et sa pupille, et reflétait des signes de troubles nerveux, "Tels sont les yeux, tel est le corps". (Hippocrate) Le père de l'iridologie moderne est Ignaz von Peczely, (né en 1826) qui en soignant une chouette victime d'une fracture de patte, remarqua une tache dans l'iris de l'animal et théorisa alors les fondements de l'iridologie. Une cartographie complète de l'iris fut ensuite réalisée. Son premier ouvrage"Découverte dans le domaine de la thérapeutique et du naturisme. Introduction à l'étude du diagnostique par les yeux" fut publié en 1880. Selon Peczely, l'oeil est divisé en zones correspondantes aux différentes parties du corps ; douze zones correspondant en gros à douze parties du corps. Il existe donc une cartographie irienne où à chaque organe correspond une plage réflexe. Il serait donc possible, au vu de la trame de l'iris, de déterminer l'importance des ressources énergétiques d'un individu selon qu'elle est fine (excellent), normale, lâche, vacuolaire ou lacunaire (mauvais).Le relief de l’iris est aussi étudié, il peut être soit normal, exacerbé, arrondi ou aplati signe d'un état d'asthénie, de dépression, de fatigue… Cette technique permettrait d’étudier le système nerveux sympathique et parasympathique par l'examen de la dimension de la pupille, son éventuel décentrement ou aplatissement voire son ovalisation. Selon les iridologues, l'analyse de l'iris, en direct ou même par photographie, permet de définir notre constitution et notre hérédité fondamentale. Il existerait ainsi deux constitutions : La constitution lymphatique fibrillaire, qui englobe les yeux bleus et les variantes, elle oriente vers le risque allergique (eczéma, asthme, migraine, coryza, rhumatisme, arthralgie) La constitution hématogène pigmentaire favorable aux troubles circulatoires, veineux, à l'obésité, au diabète, aux troubles hépatiques et biliaires, aux spasmes nerveux digestifs. Tout comme l'homéopathe, l'iridologue étudie l'ensemble des affections atteignant simultanément ou successivement un même sujet. Cette diathèse implique une unité de la maladie et de ses causes bien que ses manifestations soient multiples et différentes, il en existe quatre : la diathèse allergique hypersthénique : le patient est souvent optimiste, enthousiaste, passionné, mais peut évoluer vers l'asthénie, la diathèse arthritique infectieuse hyposthénique : le patient est pessimiste, prudent, économe, plus porté à la réflexion qu'à l'action, avec tendance infectieuse, la diathèse neuro-arthritique dystonique : le malade est sujet à l'hypertension nerveuse, à l'anxiété, à l'aérophagie, à l'aérocolie, la diathèse anergique ou asthénique : pour les victimes de tuberculose, troubles nerveux, sclérose en plaques, Parkinson, suicide. L'iridologie permettrait ainsi de reconnaître et d'établir un panorama complet du potentiel vital, de l'hérédité, des dispositions morbides, des déficiences, des déséquilibres et carences de l'individu. Pour les fondateurs de l'iridologie, les signes iriens apparaissent comme le reflet d'un état organique, ils précéderaient la maladie. Mais face aux critiques objectives de la science, l'iridologie a dû s'adapter ; "Aujourd'hui elle proclame que les messages iriens n'apparaissent pas toujours. Ils précèdent la maladie mais pas toujours, ils ne s'expriment qu'à certains âges de la vie et pas en permanence. La prédisposition n'est pas le signe obligatoire d'une maladie, les signes iriens persistent après la guérison et il existe des maladies qu'aucun signe irien ne justifie." Ceci signifie en clair que le diagnostic d'une maladie ne veut pas dire que la maladie existe, que l'existence de la maladie n'entraîne pas obligatoirement la présence du signe irien, et qu'enfin maladie n'est pas synonyme de signe dans l'iris. Seuls deux Essais cliniques ont été scientifiquement contrôlés, réalisés et publiés, à l'Université de Melbourne et à l'Université de Californie de San Diego. Le premier révéla que rien ne fut détecté dans l'iris, cartographie irienne en main, pour des sujets ayant une grave maladie, le second, réalisé par le pape de l'iridologie Bernard JENSEN lui-même, a prouvé que les iridologues étaient incapables de déterminer les personnes touchées par des affections graves parmi un panel important d'individus. Une technique dont les principes sont attrayants mais « les yeux dans les yeux », l’iridologie ne peut plus prétendre être capable de produire diagnostics fiables. Ceci dit, elle reste l’une des patamédecines les plus fantaisistes. Références: - Idées folles, idées fausses en médecine. Skrabanek, Mc Cormick- Les charlatans de la santé, Jean-Marie ABGRALL, Documents Payot. - Les médecines douces, Jean-Jacques AULAS- Les pseudo-médecines, Jean Brissonnet - Au coeur de l'extra-ordinaire, Henri BROCH -G.LEPAROUX, "l'iridologie", Le Médecin de Vendée

L'AURICULOTHERAPIE

De la même manière que le corps tout entier se retrouve dans le pied ou la main avec la réflexologie ou dans l'iris de l'oeil en iridologie, il se reflète dans l'oreille avec l'auriculothérapie. Selon les spécialistes, nous devons cette patamédecine à Mr Paul Nogier de Lyon qui, dans les années 1950, applique les méthodes de l'acupuncture en se limitant au territoire de l'oreille qui, selon lui, présente des points particuliers représentant les différents organes du corps. A partir de là, il a établit toute une topographie auriculaire des différents organes corporels représentés dans le pavillon de l'oreille en remarquant que la forme de l'oreille ressemblait étrangement à celui d'un foetus à l'envers. Il n'en faudra pas plus pour en déduire que le pavillon et la conque de l'oreille, via l'image inversée du foetus, peuvent être stimulés au moyen d'aiguilles afin de soigner des organes identifiés par différents "points" : Trois points essentiels coexisterait en auriculothérapie : "- Le point merveilleux, qui se trouve à la racine de l'hélix et dont la stimulation agit contre les douleurs, les spasmes et l'hypertension.- Le point du plexus, également localisé à la racine de l'hélix, a des correspondances multiples, actif contre les douleurs- Le point zéro, point majeur de l'oreille, est situé en haut de la racine de l'hélix : sa stimulation est souveraine contre toutes les algies et spasmes et permet de régulariser le flux nerveux qui s'écoule à partir du pavillon." Contrairement à l'acupuncture qui insère des aiguilles dans des points méridiens afin de permettre au Chi de s'exprimer, l'auriculothérapie se réfère au schéma du foetus pour se représenter les correspondances entre chaque point à stimuler et les organes à soigner : au dessus du lobe se concentrent donc les zones de la tête, la partie médiane (la conque) voit les viscères abdominaux, thoraciques ou génitaux s'exprimer, tandis que le rachis et les membres inférieurs sont situés sur l'anthélix. Mais la technique peut aussi être pratiquée par la pose d'un petit fil ou d'une agrafe que l'on laisse à demeure pendant un laps de temps plus ou moins long, le fil ou l'agrafe sont censés agir sur les nerfs qui se terminent dans la zone en question et de ce fait déterminent des réactions dans les organes auxquels ces nerfs seraient reliés. Cette pratique a d'ailleurs eu son heure de gloire chez les fumeurs désireux d'arrêter de fumer et qui ont tout essayé, une zone est paraît-il réputée pour stimuler et aider à stopper la cigarette en y insérant une aiguille en permanence ou une boucle d'oreille voire un simple morceau de fil (technique modernisée grâce notamment au laser anti-tabac,). L'auriculothérapie rappelle la théorie des signatures. Cette "théorie" suppose qu'une analogie de forme confère automatiquement les mêmes propriétés aux éléments ou objets, qui se ressemblent. Comme d'autres voient dans la corne de rhinocéros un symbole du pénis et en tirent tout un ensemble de conséquences aphrodisiaques… les auriculothérapeutes perçoivent dans l'oreille une ressemblance avec un foetus, et en déduisent tout un ensemble de correspondances pour chaque organe du corps. Il existe une extension de l'auriculothérapie avec "l'auriculo-médecine" qui est considérée par ses partisans comme une méthode de diagnostic et qui établit une correspondance entre l'excitation des points du pavillon de l'oreille et le pouls : "On peut, si l'on prend le pouls avec suffisamment d'habileté et de sensibilité, observer des variations intéressantes au cours de l'excitation…" Pour ce il faut acquérir un équipement spécialisé comme le palpeur à pression, le stigmascope ou un punctoscope… Cette méthode diagnostique de prise du pouls après stimulation des points virtuels de l'oreille n'a pas été confirmée par des études rigoureuses et on ne peut s'empêcher de penser que quelque soit la stimulation, le stress de la douleur ressentie ou de l'angoisse sous-jacente donnera une modification de la fréquence du pouls. Comme il est stipulé à la fin d'un ouvrage relatif à la pratique et qui en vante les vertus : "Science toute récente et très ancienne en même temps, l'auriculothérapie exige encore une étude scientifique approfondie…" Références : -Les charlatans de la santé. Jean-Marie ABGRALL-Histoires parallèles de la médecine. Thomas Sandoz-Le sommeil de la raison. Norbert Bensaï

L’ACUPUNCTURE

Toutes les civilisations se sont efforcées de combattre la douleur. Le procédé le plus déconcertant est sans doute l’acupuncture, utilisée en Chine depuis plusieurs millénaires. Reposant sur des bases théoriques traditionnelles très complexes, sa pratique paraît s’être transmise sans grande modification jusqu’à l’époque actuelle. Sa survie à l’épreuve du temps semble témoigner d’une réelle efficacité. L’hypothèse émise est que l’implantation d’aiguilles provoque l’excitation d’afférences périphériques qui vont modifier l’intégration des messages douloureux dans le système nerveux central. L’acupuncture traditionnelle postule l’existence d’une énergie yin et yang, circulant dans l’organisme dans un réseau complexe de méridiens. La maladie résulte d’un déséquilibre énergétique qui sera régularisé par l’implantation d’une aiguille d’acupuncture au niveau de points spécifiques, parfois manipulées avec un mouvement de rotation. L’utilisation du courant électrique ou Électro-acupuncture avec des paramètres électriques choisis de façon à reproduire les effets de l’excitation manuelle a été initialement utilisée lors d’interventions chirurgicales puis son application s’est étendue au traitement symptomatique de la douleur. L’électro-acupuncture a toujours été comparée à la Neurostimulation transcutanée qui contrairement à l’acupuncture, a pour principe l’activation de messages tactiles véhiculés par les fibres de gros diamètre. Ces influx exercent au niveau médullaire une action inhibitrice sur les messages douloureux activés par les fibres de plus petit diamètre et ce grâce à un appareillage miniaturisé, portable, qui permet au malade de s’auto-administrer le traitement. Ces études comparatives ont montré la similitude de ces deux techniques. Les effets de l’acupuncture sur la perception de la douleur ont été étudiés au laboratoire et bien que les résultats publiés ne soient pas tous homogènes, ils s’accordent à dire que l’acupuncture provoque une élévation du seuil douloureux, qu’il est plus exact de parler d’hypoalgésie et non d’analgésie et que cette action ne peut pas être expliquée simplement par l’effet placebo de l’acupuncture. Selon les données de l’acupuncture classique, l’effet thérapeutique dépend du respect de la précision du point excité. Lors de certaines affections, les points «malades» à puncturer deviennent sensibles à la pression. La notion de point paraît évoluer vers celle d’une zone plus étendue puisque la stimulation peut facilement exciter une branche ou un tronc nerveux. On a tenté de retrouver la spécificité du point chinois en comparant les effets respectifs de stimulations appliquées à son niveau et sur un site voisin. Les résultats ne montrent pas de différence significative et le respect des emplacements des points d’acupuncture n’est pas indispensable pour observer un effet hypoalgésique. Un fait clinique notable est la concordance entre les emplacements des points d’acupuncture et ceux des points ou zones douloureuses localisées décrites en Occident sous les noms de points de Valleix, points gâchettes musculaires, points moteurs, zones de Head. Ces observations sont importantes car elles permettent d’émettre des hypothèses sur le support anatomo-physiologique du «point d’acupuncture». En principe, le trajet d’un méridien permet de prévoir la zone d’action d’un point. Cette notion n’a pas pu être retrouvée, car les effets les plus marqués apparaissent dans le métamère du site de stimulation même si des effets à distance ont pu être observés. Mécanismes d’action Une stimulation sensitive peut induire l’inhibition plus ou moins durable d’une douleur. On connaît l’utilisation antalgique des applications de froid, de chaud, des ventouses, du massage, des sinapismes. Mécanismes neurophysiologiques Inhibition segmentaire l’électro-acupuncture est un procédé susceptible d’activer les afférences tactiles de façon comparable à la neurostimulation transcutanée. Endorphines Une étape a été franchie lorsqu’on a montré que des stimulations de fréquence basse et d’intensité élevée mettaient en jeu des substances morphinomimétiques endogènes (beta-endorphines, met-enképhalines). Divers arguments s’accumulent pour étayer cette théorie. Dans le liquide céphalo-rachidien, une élévation de peptides morphinomimétiques a été dosée (Sjolund, 1977), alors que la destruction du noyau raphé magnus supprimerait l’effet hypoalgésiant de l’acupuncture (Chiang, 1979). Le siège et le mécanisme de la libération des substances morphinomimétiques ne sont pas encore clairement établis. Un élément de discussion concerne l’existence ou non d’un stress lors des stimulations de type acupuncture. On a décrit, en effet, que le stress pouvait provoquer un effet hypoalgésique. Le rôle du stress est à prendre en compte pour expliquer les effets de l’acupuncture. Mécanismes neuropsychologiques Des hypothèses psychophysiologiques ont également été émises pour expliquer les effets hypoalgésiques de l’acupuncture. Le faible pourcentage d’interventions chirurgicales réalisées en Chine sous acupuncture (10 p. 100) témoigne de l’importance de facteurs individuels. Les indications de l’acupuncture ne se limitent pas à la douleur. L’Organisation mondiale de la santé a établi une liste de troubles fonctionnels où cette technique peut constituer un appoint non négligeable. Il n’est donc pas inconcevable que des études ultérieures permettent d’établir la mise en jeu de mécanismes de régulation contrôlés par le système nerveux central et/ou végétatif. Référence : -ACUPUNCTURE : BOUREAU François (Chef de travaux et assistant en neurophysiologie à l’hôpital Saint-Antoine, Paris)

AROMATHERAPIE

L'aromathérapie remonte à l'Égypte ancienne, où l'on utilisait déjà des huiles aromatiques odorantes pour les soins de la peau. C'est en 1930 que René Maurice Gattefosse redécouvrit les vertus médicinales des huiles essentielles utilisées couramment en cosmétique. Les huiles sont généralement appliquées localement par des massages cutanés. Il semble que la senteur des huiles joue aussi un rôle important dans la thérapie. Les défenseurs de cette médecine affirment qu'elle est efficace contre diverses affections : maladies de peau, grippe et déficiences immunitaires. Les troubles émotionnels peuvent également être résolus par l'aromathérapie. C’est le traitement des maladies par les arômes végétaux, c’est-à-dire les essences aromatiques appelées huiles essentielles (H.E.), l’aromathérapie est une branche de la phytothérapie et, comme telle, l’une des thérapeutiques les plus anciennes du monde. Quarante siècles avant notre ère, les Égyptiens savaient déjà extraire l’essence de cèdre. Au Moyen Âge, les Arabes distillèrent de nombreuses plantes. Depuis, des centaines d’huiles essentielles ont vu le jour à la surface du globe dont, parmi les plus utilisées, les essences d’anis, de basilic, de camomilles… Dès la fin du XIXe siècle, d’importantes communications scientifiques avaient été publiées, démontrant en particulier les puissantes propriétés anti-infectieuses des huiles essentielles — les H.E. agissent à des dilutions allant, selon l’essence et le germe en cause, aux concentrations de 5/100 à 1/2000, 1/6 000 (in vitro, l’H.E. de girofle tue le bacille de Koch-tuberculose à cette dilution) l’aromathérapie est susceptible, à certaines doses ou chez des sujets prédisposés, de provoquer des effets secondaires plus ou moins graves, des accidents nerveux (convulsions, crises épileptiques, etc.), parfois le coma et la mort. Les huiles essentielles sont des produits complexes, contenant pour la plupart plusieurs centaines de constituants qui, partiellement, peuvent expliquer leurs propriétés thérapeutiques. Le domaine majeur de l’aromathérapie est la pathologie infectieuse : les pouvoirs antiseptiques, bactéricides, bactériostatiques, antibiotiques, antifongiques, antiparasitaires, vermifuges des huiles essentielles sont indiscutables. Mais les huiles essentielles sont, selon les cas, également pourvues de nombreuses autres propriétés: antirhumatismales, circulatoires, hyper- ou hypotensives, tonifiantes, antispasmodiques, stomachiques, hépatovésiculaires, hypoglycémiantes, hormonales (certaines essences contiennent une hormone analogue à la folliculine animale: sauge, cyprès, persil, etc.), cicatrisantes (c’est grâce aux vins et vinaigres aromatiques appliqués en compresses que les chirurgiens des siècles passés évitaient l’infection des plaies de leurs blessés), etc. Les résultats que la phyto-aromathérapie permet d’obtenir ne le cèdent en rien aux succès enregistrés depuis des siècles. Aromathérapie peut souvent se suffire à elle-même, toujours accompagnée cependant d’une alimentation saine et équilibrée La phyto-aromathérapie peut s’allier à l’homéopathie. Pour de nombreux homéopathes, elle représente même une salutaire médecine d’appoint ou de relais, surtout dans le domaine infectieux. Thérapeutique millénaire dont les succès constants, souvent spectaculaires, ont défié le temps, la phyto-aromathérapie est bien la thérapeutique d’avenir que certains pressentaient, tel Michel Eyquem de Montaigne pour qui, il y a quatre siècles, «les médecins pourraient tirer des odeurs plus d’usage qu’ils ne font». Référence : -AROMATHERAPIE : VALNET Jean (Président fondateur de la société française de phytothérapie et d’aromathérapie et du collège de phyto-aromathérapie et de médecines de terrain de langue française)

LA MEDECINE ANTHROPOSOPHIQUE

L'anthroposophie, est l'oeuvre d'un homme, Rudolf Steiner (1861-1925). La Société anthroposophique est un mouvement organisé autour de prétendus "mystères", qui refuse le spiritisme et l'antichristianisme. Fameuse pour ses cérémonies initiatiques provenant du christianisme ésotérique (ésotérisme : doctrine par laquelle les connaissances être seulement communiquées à un nombre restreint de disciples), ses membres se présentent comme descendants spirituels des cathares (adepte d'une secte très répandue dans le sud-ouest au Moyen-Âge). La médecine anthroposophique est avant tout une médecine holistique. Elle considère l'homme dans une globalité qui détermine sa destinée. Tout est dans tout. Mêlant astrologie, géobiologie, magnétisme elle s'appuie sur trois principes fondamentaux : -L'univers forme un tout au sein duquel les interdépendances déterminent la destinée de la personne, -Toute forme préexiste à travers une force qui la détermine (éthérique), -L'être humain se caractérise par un système bipolaire. Les phénomènes physiologiques sont interprétés et analysés en fonction du thème astral du patient. Le corps humain est constitué de quatre corps : le corps physique (sorte d'emballage du corps "éthérique"), le corps "éthérique" (la "force vitale"), l"'astral ou psychique" (siège des émotions, désirs, passions, pulsions) et le "Je ou esprit humain" (ce qui met le corps en mouvement). Il suffit donc que l'un des corps ne soit plus en harmonie avec les autres pour que la maladie apparaisse. Le CANCER, par exemple, ne serait que la conséquence de "déséquilibres cellulaires qui échappent aux forces éthériques formatrices" que seul le gui (l'extrait de gui : plante de la famille des loranthacées vivant en parasite sur des arbres) pourrait rétablir. Le SIDA quant à lui, serait un "effondrement du noyau central de la personne, le JE", c'est pourquoi, toujours d'après les anthroposophes, les populations les plus touchées sont les homosexuels ou les toxicomanes, à cause du manque de cohésion de leur JE. Pour toutes autres sortes de maux, les traitements les plus généralement administrés devront être pris en fonction des astres et notamment en lune montante ou descendante selon le cas. Associés à la pratique des arts qui seraient thérapeutiques…L’organisation et les principes de la société anthroposophique ressemblent étrangement à ceux d’une secte et la médecine anthroposophique ne semble être qu’un mélange de concepts d’hindouisme, d’occultisme, d’astrologie… qui veut garder ce côté inextricable qui fait son succès comme celui de plusieurs autres pseudo thérapies du New Age.

MÉDECINE HOLISTIQUE

Les praticiens traditionnels considèrent le corps comme un organisme composé de différents organes qu'ils traitent séparément. Ils se concentrent sur le rôle du médecin dont l'objectif est d'administrer les soins en négligeant souvent la part des facteurs émotionnels et mentaux dans l'apparition ou le traitement des maladies. Au contraire, la médecine holistique met en avant les aspects émotionnels et psychiques de la santé et des soins. Elle appréhende l'individu comme un tout. Holistique vient du grec holos, qui signifie entier. Le holisme est une philosophie qui vise à traiter le corps comme une entité unique et non par organes distincts. Elle tente d'harmoniser les différentes dimensions de l'individu, émotionnelle, sociale, physique et spirituelle pour stimuler les processus naturels de guérison du corps. La médecine holistique met donc l'accent sur les interactions qui unissent le physique et le spirituel. Le holisme définit ainsi les moyens de donner à l'individu un sens à sa vie et un sentiment de bonheur intérieur. Il appartient en outre à la personne de déterminer elle-même le sens qu'elle désire donner aux notions de santé et de bien-être. Ces théories s'appliquent également à la prévention en insistant sur l'importance de maintenir les processus internes de guérison active. Pendant que la médecine traditionnelle étudie les facteurs dits étiologiques des pathologies (bactéries, virus), la médecine holistique affirme que l'origine des déficiences des défenses naturelles face à la maladie réside dans une mauvaise hygiène de vie et le stress. La maladie est donc considérée comme le résultat d'un déséquilibre dans l'harmonie de l'individu. Paavo Airola, un éminent défenseur des théories holistiques, définit plusieurs catégories de stress : la peur, les préoccupations, le stress émotionnel, le stress dû aux agressions extérieures, de la pollution de l'air, de l'eau et de la nourriture, des drogues, de l'alcoolisme, de l'alimentation trop riche, et enfin le stress lié aux manques d'exercice physique, de repos et de relaxation. En matière de prévention, la médecine holistique s'efforce de maintenir l'équilibre entre l'individu et son environnement.

LE REIKI

Le mot "reiki " est d'origine japonaise. "Rei " signifiant "esprit universel " et "ki " qui se réfère à la "force de vie " ou "l'énergie ". Le reiki est apparu au milieu du XIX° siècle chez les chrétiens japonais D’après les descriptions des pratiquants, le reiki est l’ensemble formé par : des rituels de guérison issus de la sorcellerie Wicca, chiqonq (basé sur la médecine traditionnelle chinoise), le toucher thérapeutique (pratique pseudo-médicale d'infirmières américaines des années 1920) et d'autres pratiques de guérisons chamanes impliquant un mouvement ou une imposition des mains et des rituels. Ces rituels sont des pratiques "magiques" qui manipuleraient "d'invisibles forces spirituelles". Le reiki se résume en un système de massages " énergétiques " par apposition des mains, transmis par MKAO Usui (moine japonais qui a redécouvert le reiki à la fin du XIX siècle dans des soutras vieux de 2500 ans écrits par un disciple du buddha. Il enseigne alors cet art d’imposition des mains durant toute sa vie et fonde une clinique de reiki à Kyoto) suite à une "apparition " qui lui fit connaître tous les grands mystères de l'univers et guérir miraculeusement les malades. Les praticiens de reiki sont classés : Les praticiens du premier degré apprennent à "traiter" au moyen d'une série de 12 positions des mains spécifiques, placées doucement sur le corps. Cela faciliterait le flux de l'énergie reiki à travers le praticien, se manifestant, par un sentiment intense de chaleur dans les mains. Le praticien n'est alors qu'un "canal" pour l'énergie reiki. Un praticien reiki du second degré "apprend à envoyer le reiki à distance par le recours à des symboles spéciaux qui impliquent l'entrée dans l'expérience de l'énergie et d'écouter sa voix intérieure". Le troisième niveau est celui de "Maître Reiki", qui suit un processus d'un an ou plus pendant lequel il travaille en tant qu'apprenti avec un autre Maître Reiki. Pendant tout ce temps, l'apprenti apprend à "incarner" l'énergie et devient donc capable d'instruire le Reiki à d'autres." Il n'existe aucune preuve clinique de l’efficacité du reiki, aucune preuve non plus que les effets que peut ressentir quelqu'un lors d'une séance ne soit autre chose que de l'autosuggestion, ou que ces massages soient supérieurs ou meilleurs à un massage quelconque, ou à tout autre rituel de guérison magique. Les croyances métaphysiques du reiki peuvent même parfois entrer en conflit avec les croyances personnelles du patient. Une simple étude rapide de la littérature des partisans du reiki suffit à mettre en doute la confiance qu'on peut accorder à tout praticien. La littérature reiki transforme de fausses informations en faits, et instruit les praticiens sur comment contourner la loi pour se protéger eux-mêmes et se décharger de toute responsabilité en cas de problèmes.